Maths & NSI

Terminale

Suites

Après l'étude des suites arithmétiques et géométriques en Première, ce chapitre introduit la notion de limite d'une suite : convergence vers un réel, divergence vers +∞+\infty ou −∞-\infty, et les théorèmes qui permettent de l'établir.

Limite d'une suite : définitions et comparaison

Suite tendant vers +∞+\infty

Soit (un)(u_n) une suite numérique. On dit que (un)(u_n) tend vers +∞+\infty (ou diverge vers +∞+\infty) si tout intervalle de la forme [A ;+∞[[A\,;+\infty[, où AA est un réel, contient toutes les valeurs unu_n à partir d'un certain rang. On note alors :

lim⁡n→+∞un=+∞\lim_{n \to +\infty} u_n = +\infty

Autrement dit : aussi grand que soit le réel AA choisi, tous les termes de la suite finissent par dépasser AA (et y rester) à partir d'un certain rang n0n_0, qui dépend en général de AA.

Cas particulier — suite croissante non majorée. Si (un)(u_n) est croissante et n'est pas majorée, alors (un)(u_n) tend vers +∞+\infty. En effet, pour tout réel AA, comme (un)(u_n) n'est pas majorée, il existe un rang n0n_0 tel que un0>Au_{n_0} > A ; et comme la suite est croissante, pour tout n⩾n0n \geqslant n_0, on a un⩾un0>Au_n \geqslant u_{n_0} > A. Tous les termes à partir du rang n0n_0 appartiennent donc à ]A ;+∞[]A\,;+\infty[.

Suite tendant vers −∞-\infty

De façon symétrique, on dit que (un)(u_n) tend vers −∞-\infty si tout intervalle de la forme ]−∞ ;A[]-\infty\,;A[, où AA est un réel, contient toutes les valeurs unu_n à partir d'un certain rang. On note lim⁡n→+∞un=−∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n = -\infty.

De même, une suite décroissante et non minorée tend vers −∞-\infty.

Limite finie d'une suite : convergence

Soit (un)(u_n) une suite numérique et ℓ\ell un nombre réel. On dit que (un)(u_n) converge vers ℓ\ell (ou tend vers ℓ\ell) si tout intervalle ouvert contenant ℓ\ell contient toutes les valeurs unu_n à partir d'un certain rang. On note :

lim⁡n→+∞un=ℓ\lim_{n \to +\infty} u_n = \ell

Le réel ℓ\ell est alors appelé la limite de la suite (un)(u_n). Si une suite converge, sa limite est unique.

Une suite qui ne converge pas est dite divergente (elle tend vers +∞+\infty, vers −∞-\infty, ou n'a pas de limite du tout).

Exemple. La suite (1n)n⩾1\left(\dfrac{1}{n}\right)_{n \geqslant 1} converge vers 00 : pour tout intervalle ouvert contenant 00, par exemple  ]−ε ;ε[\,]-\varepsilon\,;\varepsilon[ avec ε>0\varepsilon>0, il suffit de prendre n>1εn > \dfrac{1}{\varepsilon} pour que 1n∈ ]−ε ;ε[\dfrac{1}{n} \in\, ]-\varepsilon\,;\varepsilon[.

Limites et comparaison

Soit (un)(u_n), (vn)(v_n) et (wn)(w_n) trois suites, telles que les inégalités suivantes sont vraies à partir d'un certain rang.

Théorèmes de comparaison.

  • Si un⩾vnu_n \geqslant v_n et lim⁡n→+∞vn=+∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} v_n = +\infty, alors lim⁡n→+∞un=+∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n = +\infty.
  • Si un⩽vnu_n \leqslant v_n et lim⁡n→+∞vn=−∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} v_n = -\infty, alors lim⁡n→+∞un=−∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n = -\infty.

Théorème d'encadrement (« théorème des gendarmes »). Si vn⩽un⩽wnv_n \leqslant u_n \leqslant w_n et si (vn)(v_n) et (wn)(w_n) convergent vers une même limite ℓ\ell, alors (un)(u_n) converge et lim⁡n→+∞un=ℓ\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n = \ell.

Méthode. Pour appliquer le théorème des gendarmes, on encadre le terme général unu_n par deux suites de même limite, en général en majorant/minorant une expression bornée (comme cos⁡n\cos n ou (−1)n(-1)^n) qui apparaît dans l'écriture de unu_n.

Exemple. Soit (un)(u_n) définie pour n⩾1n \geqslant 1 par un=cos⁡nnu_n = \dfrac{\cos n}{n}. Pour tout entier n⩾1n \geqslant 1, on a −1⩽cos⁡n⩽1-1 \leqslant \cos n \leqslant 1, donc −1n⩽un⩽1n-\dfrac{1}{n} \leqslant u_n \leqslant \dfrac{1}{n}. Comme lim⁡n→+∞(−1n)=lim⁡n→+∞1n=0\displaystyle\lim_{n \to +\infty} \left(-\frac{1}{n}\right) = \lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n} = 0, le théorème des gendarmes donne lim⁡n→+∞un=0\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n = 0.

Exercice — Théorèmes de comparaison et d'encadrement
  1. Soit (un)(u_n) la suite définie pour tout entier naturel nn par un=n+sin⁡(n2)u_n = n + \sin(n^2). a. Justifier que pour tout entier naturel nn, un⩾n−1u_n \geqslant n-1. b. En déduire lim⁡n→+∞un\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n.

  2. Soit (vn)(v_n) la suite définie pour tout entier n⩾1n \geqslant 1 par vn=2+(−1)nnv_n = \dfrac{2 + (-1)^n}{n}. a. Justifier que pour tout entier n⩾1n \geqslant 1, 1n⩽vn⩽3n\dfrac{1}{n} \leqslant v_n \leqslant \dfrac{3}{n}. b. En déduire lim⁡n→+∞vn\displaystyle\lim_{n \to +\infty} v_n.

Exercice — Bac Maths — Amérique du Nord 2025 (exercice 2)

Exercice 2 (5 points) du sujet de bac Amérique du Nord, 21 mai 2025 — voir aussi l'annale complète.

On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=2u_0=2 et, pour tout entier naturel nn, un+1=2un+1un+2u_{n+1}=\dfrac{2u_n+1}{u_n+2} (on admet qu'elle est bien définie).

  1. Calculer u1u_1.
  2. On pose, pour tout entier naturel nn, an=unun−1a_n=\dfrac{u_n}{u_n-1} (on admet que cette suite est bien définie). a. Calculer a0a_0 et a1a_1. b. Montrer que, pour tout entier naturel nn, an+1=3an−1a_{n+1}=3a_n-1. c. Démontrer par récurrence que, pour tout entier n⩾1n\geqslant1, an⩾3n−1a_n\geqslant3n-1. d. En déduire la limite de la suite (an)(a_n).
  3. a. Montrer que, pour tout entier naturel nn, un=anan−1u_n=\dfrac{a_n}{a_n-1}. b. En déduire la limite de la suite (un)(u_n).
  4. On admet que (un)(u_n) est décroissante. On considère la fonction Python suivante :
def algo(p):
    u = 2
    n = 0
    while u - 1 > p:
        u = (2 * u + 1) / (u + 2)
        n = n + 1
    return (n, u)

a. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, les valeurs n et u renvoyées par l'appel algo(p). b. Donner, sans justifier, la valeur de n renvoyée par algo(0.001).

Exercice — Bac Maths — Centres étrangers 2025 (exercice 1)

Exercice 1 (6 points) du sujet de bac Centres étrangers, 13 juin 2025 — voir aussi l'annale complète. Aucun corrigé officiel n'existant pour ce sujet, la correction ci-dessous a été rédigée et vérifiée numériquement.

On compare l'évolution d'une population animale dans deux milieux A et B. Au 1er janvier 2025, 6000 individus sont introduits dans chacun des deux milieux.

Partie A — Milieu A

On modélise la population du milieu A par la suite géométrique (un)(u_n) de premier terme u0=6u_0=6 et de raison 0,930{,}93 (unu_n, en milliers d'individus, représente la population au 1er janvier de l'année 2025+n2025+n).

  1. Donner la population au 1er janvier 2026 selon ce modèle.
  2. Exprimer unu_n en fonction de nn.
  3. Déterminer lim⁡n→+∞un\lim\limits_{n\to+\infty}u_n et interpréter.

Partie B — Milieu B

On modélise la population du milieu B par (vn)(v_n) définie par v0=6v_0=6 et, pour tout nn, vn+1=−0,05vn2+1,1vnv_{n+1}=-0{,}05v_n^2+1{,}1v_n. Soit f(x)=−0,05x2+1,1xf(x)=-0{,}05x^2+1{,}1x sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.

  1. Donner la population au 1er janvier 2026 selon ce modèle.
  2. Montrer que ff est croissante sur [0 ;11][0\,;11].
  3. Démontrer par récurrence que, pour tout nn, 2⩽vn+1⩽vn⩽62\leqslant v_{n+1}\leqslant v_n\leqslant6.
  4. En déduire que (vn)(v_n) converge vers une limite ℓ\ell.
  5. a. Justifier que ℓ\ell vérifie f(ℓ)=ℓf(\ell)=\ell, puis déterminer ℓ\ell. b. Interpréter.

Partie C — Comparaison

  1. En résolvant une inéquation, déterminer à partir de quelle année la population du milieu A sera strictement inférieure à 3000 individus.
  2. À la calculatrice, déterminer à partir de quelle année la population du milieu B sera strictement inférieure à 3000 individus.
  3. Justifier qu'à partir d'une certaine année, la population de B dépasse celle de A.
  4. Recopier et compléter le programme Python suivant pour qu'il affiche l'année à partir de laquelle la population de B dépasse strictement celle de A, puis déterminer l'année affichée :
n = 0
u = 6
v = 6
while ... :
    u = ...
    v = ...
    n = n + 1
print(2025 + n)
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Exercice — Bac Maths — Métropole 2022 Sujet 2 (exercice 2, QCM questions 4 à 6)

Extrait du QCM de l'exercice 2 (7 points au total) du sujet de bac Métropole, 12 mai 2022 : questions 4 à 6, portant sur les suites. Une seule réponse exacte par question, aucune justification demandée.

  1. On considère trois suites (un)(u_n), (vn)(v_n), (wn)(w_n) avec, pour tout nn, un⩽vn⩽wnu_n\leqslant v_n\leqslant w_n, lim⁡un=1\lim u_n=1 et lim⁡wn=3\lim w_n=3. On peut affirmer : a) (vn)(v_n) converge b) si (un)(u_n) est croissante, alors (vn)(v_n) est minorée par u0u_0 c) 1⩽v0⩽31\leqslant v_0\leqslant3 d) (vn)(v_n) diverge.

  2. Soit (un)(u_n) telle que, pour tout n⩾1n\geqslant1, un⩽un+1⩽1nu_n\leqslant u_{n+1}\leqslant\dfrac1n. On peut affirmer : a) (un)(u_n) diverge b) (un)(u_n) converge c) lim⁡un=0\lim u_n=0 d) lim⁡un=1\lim u_n=1.

  3. Soit (un)(u_n) telle que, pour tout nn, n<un<n+1n<u_n<n+1. On peut affirmer : a) il existe NN tel que uNu_N soit un entier b) (un)(u_n) est croissante c) (un)(u_n) converge d) (un)(u_n) n'a pas de limite.

QCM — Limite d'une suite

1. Que signifie « la suite (un)(u_n) tend vers +∞+\infty » ?
2. Si, à partir d'un certain rang, vn⩽un⩽wnv_n \leqslant u_n \leqslant w_n et que (vn)(v_n) et (wn)(w_n) convergent toutes les deux vers 55, que peut-on dire de (un)(u_n) ?
3. Quelle est la limite de la suite (un)(u_n) définie pour tout entier n⩾1n\geqslant 1 par un=n+sin⁡(n)u_n = n+\sin(n) ?

Opérations sur les limites, suites géométriques et convergence monotone

Opérations sur les limites

Comme pour les nombres, on obtient la limite d'une somme, d'un produit ou d'un quotient de suites à partir des limites de chaque suite — sauf dans certains cas dits indéterminés.

Limite d'une somme

lim⁡un\lim u_nℓ\ellℓ\ellℓ\ell+∞+\infty−∞-\infty+∞+\infty
lim⁡vn\lim v_nℓ′\ell'−∞-\infty+∞+\infty+∞+\infty−∞-\infty−∞-\infty
lim⁡(un+vn)\lim (u_n+v_n)ℓ+ℓ′\ell+\ell'−∞-\infty+∞+\infty+∞+\infty−∞-\inftyFI

Limite d'un produit et d'un quotient

Le produit et le quotient de deux suites se comportent comme attendu (règle des signes), à l'exception de certains cas : le produit d'une suite tendant vers 00 par une suite tendant vers ±∞\pm\infty, et le quotient dans les cas ±∞±∞\dfrac{\pm\infty}{\pm\infty} ou 00\dfrac{0}{0}, qui sont indéterminés.

Les quatre formes indéterminées

« ∞−∞\infty - \infty », « 0×∞0 \times \infty », « ∞∞\dfrac{\infty}{\infty} », « 00\dfrac{0}{0} »

Dans ces cas, les théorèmes précédents ne permettent pas de conclure directement : il faut transformer l'écriture de unu_n (factorisation par le terme prépondérant, quantité conjuguée, etc.) pour se ramener à un cas connu.

Exemple (forme ∞−∞\infty-\infty). Soit un=n−n2u_n = n - n^2. On factorise par le terme prépondérant n2n^2 :

un=n2(1n−1)u_n = n^2\left(\frac{1}{n} - 1\right)

Comme lim⁡n→+∞1n=0\displaystyle\lim_{n \to +\infty} \frac{1}{n} = 0, on a lim⁡n→+∞(1n−1)=−1\displaystyle\lim_{n \to +\infty} \left(\frac{1}{n}-1\right) = -1. Or lim⁡n→+∞n2=+∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} n^2 = +\infty, donc par produit des limites : lim⁡n→+∞un=−∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} u_n = -\infty.

Limite d'une suite géométrique

Soit qq un réel. Le comportement de la suite (qn)(q^n) dépend de la valeur de qq :

  • Si q>1q > 1, alors (qn)(q^n) diverge et lim⁡n→+∞qn=+∞\displaystyle\lim_{n \to +\infty} q^n = +\infty.
  • Si q=1q = 1, alors (qn)(q^n) est constante, égale à 11.
  • Si −1<q<1-1 < q < 1, alors (qn)(q^n) converge et lim⁡n→+∞qn=0\displaystyle\lim_{n \to +\infty} q^n = 0.
  • Si q⩽−1q \leqslant -1, alors (qn)(q^n) n'a pas de limite (elle oscille et diverge).

Convergence des suites monotones (théorème admis)

Théorème (admis).

  • Toute suite croissante et majorée converge.
  • Toute suite décroissante et minorée converge.

Attention : ce théorème garantit l'existence d'une limite finie, mais ne donne pas sa valeur ! Pour la déterminer, on utilise en général une équation vérifiée par la limite (point fixe), obtenue en passant à la limite dans la relation de récurrence.

On complète ce résultat par les cas déjà vus :

  • Toute suite croissante et non majorée diverge vers +∞+\infty.
  • Toute suite décroissante et non minorée diverge vers −∞-\infty.

Récurrence et étude de suites

Le raisonnement par récurrence est l'outil privilégié pour établir une propriété vraie pour tout rang nn d'une suite définie par récurrence (par exemple un encadrement du type 0⩽un⩽40 \leqslant u_n \leqslant 4, souvent nécessaire pour appliquer le théorème précédent).

Principe. Pour démontrer qu'une propriété PnP_n est vraie pour tout entier n⩾n0n \geqslant n_0 :

  1. Initialisation : on vérifie que Pn0P_{n_0} est vraie.
  2. Hérédité : on suppose que PnP_n est vraie pour un rang n⩾n0n \geqslant n_0 quelconque (hypothèse de récurrence), et on démontre qu'alors Pn+1P_{n+1} est vraie.
  3. Conclusion : Pn0P_{n_0} est vraie et la propriété est héréditaire, donc par le principe de récurrence, PnP_n est vraie pour tout n⩾n0n \geqslant n_0.
Exercice — Suite définie par récurrence : majoration, monotonie et limite

Soit (un)(u_n) la suite définie par u0=0u_0 = 0 et, pour tout entier naturel nn, un+1=3un+4u_{n+1} = \sqrt{3u_n+4}.

  1. Démontrer par récurrence que pour tout entier naturel nn, 0⩽un⩽40 \leqslant u_n \leqslant 4.
  2. Démontrer que (un)(u_n) est croissante (on pourra étudier le signe de (un−4)(un+1)(u_n-4)(u_n+1)).
  3. En déduire que (un)(u_n) converge.
  4. On admet que la limite ℓ\ell de (un)(u_n) vérifie ℓ=3ℓ+4\ell = \sqrt{3\ell+4}. En déduire la valeur de ℓ\ell.
Exercice — Bac Maths — Métropole 2022 Sujet 1 (exercice 1)

Exercice 1 (7 points) du sujet de bac Métropole, 11 mai 2022 — voir aussi l'annale complète.

Dans le cadre d'un essai clinique, on compare deux protocoles de traitement, à travers l'évolution de la quantité de médicament présente dans le sang d'un patient au cours du temps. Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A — Premier protocole (comprimé)

On modélise la quantité de médicament (en mg) par f(t)=3te−0,5t+1f(t)=3te^{-0{,}5t+1} sur [0 ;10][0\,;10], où tt est le temps écoulé (en heures) depuis la prise. (Étude préalable : ff admet un maximum de 6 mg en t=2t=2, et f(t)=5f(t)=5 admet deux solutions α≈1,02\alpha\approx1{,}02 et β≈3,46\beta\approx3{,}46.)

Partie B — Second protocole (piqûre intraveineuse)

On injecte initialement 2 mg, puis 1,8 mg toutes les heures ; une heure après une injection, il ne reste que 70 % de la quantité présente juste après. On modélise par (un)(u_n), u0=2u_0=2, la quantité de médicament (en mg) juste après l'injection de la nn-ième heure.

  1. Calculer u1u_1.
  2. Justifier que, pour tout nn, un+1=0,7un+1,8u_{n+1}=0{,}7u_n+1{,}8.
  3. a. Montrer par récurrence que, pour tout nn, un⩽un+1<6u_n\leqslant u_{n+1}<6. b. En déduire que (un)(u_n) converge, vers une limite ℓ\ell. c. Déterminer ℓ\ell et interpréter.
  4. Soit (vn)(v_n) définie par vn=6−unv_n=6-u_n. a. Montrer que (vn)(v_n) est géométrique de raison 0,70{,}7 et préciser v0v_0. b. Exprimer vnv_n, puis unu_n, en fonction de nn. c. On arrête les injections dès que la quantité atteint 5,5 mg. Déterminer le nombre d'injections réalisées.
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QCM — Opérations sur les limites et convergence

1. Quelle est la limite de la suite (un)(u_n) définie par un=qnu_n = q^n lorsque q=−0,5q = -0{,}5 ?
2. D'après le théorème de convergence monotone, une suite décroissante et minorée...
3. La suite (un)(u_n) est définie par u0=0u_0=0 et, pour tout entier nn, un+1=un+2u_{n+1}=\sqrt{u_n+2}. On admet qu'elle converge vers un réel ℓ⩾0\ell\geqslant 0. Quelle est la valeur de ℓ\ell ?

Exercices bilan

Déterminer des limites de suites par factorisation du terme prépondérant

ApplicationCorrigé gratuit

Déterminer, en justifiant, la limite de chacune des suites suivantes, définies pour tout entier naturel nn.

  1. un=3n2+5n−1n2+4u_n = \dfrac{3n^{2}+5n-1}{n^{2}+4}
  2. vn=2n2−7n+3v_n = 2n^{2}-7n+3
  3. wn=5−2n3n2+1w_n = \dfrac{5-2n^{3}}{n^{2}+1}
  4. tn=3−2×(45)nt_n = 3 - 2 \times \left(\dfrac45\right)^{n}

Appliquer les théorèmes de comparaison et d'encadrement

Application
  1. Soit (un)(u_n) la suite définie pour tout entier n⩾1n \geqslant 1 par un=2n+(−1)nnu_n = \dfrac{2n+(-1)^{n}}{n}. Démontrer que, pour tout n⩾1n \geqslant 1, 2−1n⩽un⩽2+1n2-\dfrac1n \leqslant u_n \leqslant 2+\dfrac1n, puis en déduire la limite de (un)(u_n).
  2. Soit (vn)(v_n) la suite définie pour tout entier naturel nn par vn=n2−4cos⁡nv_n = n^{2}-4\cos n. Démontrer que, pour tout entier naturel nn, vn⩾n2−4v_n \geqslant n^{2}-4, puis en déduire la limite de (vn)(v_n).
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Étudier une suite arithmético-géométrique à l'aide d'une suite auxiliaire

EntraînementCorrigé gratuit

On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=1u_0 = 1 et, pour tout entier naturel nn :

un+1=12un+3u_{n+1} = \frac12 u_n + 3
  1. Calculer u1u_1 et u2u_2.
  2. Pour tout entier naturel nn, on pose vn=un−6v_n = u_n - 6. Démontrer que (vn)(v_n) est une suite géométrique dont on précisera la raison et le premier terme.
  3. Exprimer vnv_n, puis unu_n, en fonction de nn.
  4. En déduire la limite de la suite (un)(u_n).
  5. Déterminer le plus petit entier naturel nn tel que 6−un⩽0,016 - u_n \leqslant 0{,}01.

Conjecturer une expression explicite et la démontrer par récurrence

Entraînement

On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=1u_0 = 1 et, pour tout entier naturel nn, un+1=un+2n+3u_{n+1} = u_n + 2n + 3.

  1. Calculer u1u_1, u2u_2 et u3u_3.
  2. Conjecturer une expression de unu_n en fonction de nn.
  3. Démontrer cette conjecture par récurrence.
  4. En déduire la limite de la suite (un)(u_n).
  5. Pour tout entier naturel nn, on pose wn=unn2+1w_n = \dfrac{u_n}{n^{2}+1}. Déterminer la limite de la suite (wn)(w_n).
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Passer aux inverses pour se ramener à une suite arithmétique

Entraînement

On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=1u_0 = 1 et, pour tout entier naturel nn :

un+1=3unun+3u_{n+1} = \frac{3u_n}{u_n+3}
  1. Calculer u1u_1 et u2u_2 sous forme de fractions irréductibles.
  2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, un>0u_n \gt 0. On justifiera au passage que la suite est bien définie.
  3. Pour tout entier naturel nn, on pose vn=1unv_n = \dfrac{1}{u_n}. Démontrer que (vn)(v_n) est une suite arithmétique de raison 13\dfrac13.
  4. Exprimer vnv_n, puis unu_n, en fonction de nn.
  5. En déduire la limite de (un)(u_n), puis le plus petit entier naturel nn tel que un⩽0,01u_n \leqslant 0{,}01.
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Lever des formes indéterminées sur des limites de suites

Entraînement

Déterminer la limite de chacune des suites suivantes, définies pour tout entier naturel nn.

  1. an=n+1−na_n = \sqrt{n+1}-\sqrt{n} (on pourra utiliser la quantité conjuguée).
  2. bn=n2+n−nb_n = \sqrt{n^{2}+n}-n
  3. cn=2n−3n3n+1c_n = \dfrac{2^{n}-3^{n}}{3^{n}+1}
  4. Sn=1+13+132+⋯+13nS_n = 1 + \dfrac13 + \dfrac1{3^{2}} + \cdots + \dfrac1{3^{n}}
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Récurrence, convergence monotone et vitesse de convergence

Type bac

On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=1u_0 = 1 et, pour tout entier naturel nn :

un+1=2un+3u_{n+1} = \sqrt{2u_n+3}

Partie A — Convergence de la suite

  1. Calculer u1u_1 et u2u_2 ; on en donnera des valeurs approchées au millième.
  2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, 1⩽un⩽31 \leqslant u_n \leqslant 3.
  3. Démontrer que, pour tout entier naturel nn, un+12−un2=−(un−3)(un+1)u_{n+1}^{2} - u_n^{2} = -(u_n-3)(u_n+1), puis en déduire que la suite (un)(u_n) est croissante.
  4. Justifier que la suite (un)(u_n) converge, puis démontrer que sa limite est égale à 33.

Partie B — Vitesse de convergence

  1. Démontrer que, pour tout entier naturel nn, 3−un+1=2 (3−un)3+un+13-u_{n+1} = \dfrac{2\,(3-u_n)}{3+u_{n+1}}, puis en déduire que 3−un+1⩽12 (3−un)3-u_{n+1} \leqslant \dfrac12\,(3-u_n).
  2. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, 0⩽3−un⩽2×(12)n0 \leqslant 3-u_n \leqslant 2 \times \left(\dfrac12\right)^{n}.
  3. Retrouver la limite de la suite (un)(u_n) à l'aide du théorème d'encadrement.
  4. Déterminer le plus petit entier naturel nn tel que 2×(12)n⩽10−32 \times \left(\dfrac12\right)^{n} \leqslant 10^{-3}, puis interpréter ce résultat.
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