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Terminale

Continuité des fonctions d'une variable réelle

La continuité formalise l'idée intuitive d'une courbe que l'on peut tracer sans lever le crayon. Ce chapitre en donne une définition rigoureuse, la relie à la dérivabilité déjà étudiée, puis exploite cette notion à travers le théorème des valeurs intermédiaires : un outil puissant pour démontrer l'existence de solutions à une équation, et pour justifier la convergence de suites définies par récurrence (voir le chapitre Suites).

Continuité d'une fonction

Fonction continue en un point

Définition. Soit ff une fonction définie sur un intervalle II et a∈Ia \in I. On dit que ff est continue en aa si :

lim⁡x→af(x)=f(a)\lim_{x \to a} f(x) = f(a)

Intuitivement, une fonction est continue en aa si sa courbe ne présente pas de « saut » ni de « trou » au voisinage de x=ax=a : on peut la tracer au voisinage de aa sans lever le crayon.

Contre-exemple. La fonction partie entière x↦⌊x⌋x \mapsto \lfloor x \rfloor n'est pas continue en 11 : pour x<1x<1 proche de 11, ⌊x⌋=0\lfloor x \rfloor=0, alors que ⌊1⌋=1\lfloor 1 \rfloor=1. La limite à gauche de cette fonction en 11 (qui vaut 00) est différente de sa valeur en 11 (qui vaut 11) : la courbe présente un saut.

Fonction continue sur un intervalle

Définition. On dit que ff est continue sur un intervalle II si ff est continue en tout réel aa de II.

Graphiquement, cela signifie que l'on peut tracer la courbe de ff sur II « d'un seul trait », sans lever le crayon.

Dérivabilité et continuité

Propriété (admise). Toute fonction dérivable en un point aa (ou sur un intervalle II) est continue en aa (ou sur II).

Attention, la réciproque est fausse : une fonction peut être continue en un point sans y être dérivable. C'est le cas par exemple de la fonction x↦∣x∣x \mapsto |x| en 00 : elle est continue en 00 (sa courbe ne présente pas de saut) mais n'est pas dérivable en 00 (sa courbe présente un point anguleux).

Fonctions usuelles continues

Les fonctions polynômes, ainsi que les fonctions x↦xx \mapsto \sqrt{x}, x↦exx \mapsto e^x et x↦ln⁡(x)x \mapsto \ln(x), sont continues sur tout intervalle inclus dans leur ensemble de définition. Il en va de même pour les fonctions obtenues à partir de ces fonctions de référence par sommes, produits, quotients (là où le dénominateur ne s'annule pas) et composées.

Image d'une suite convergente par une fonction continue

Propriété (admise). Soit ff une fonction continue sur un intervalle II et (un)(u_n) une suite d'éléments de II convergeant vers un réel ℓ∈I\ell \in I. Alors la suite (f(un))\big(f(u_n)\big) converge vers f(ℓ)f(\ell) :

lim⁡n→+∞un=ℓ   ⟹   lim⁡n→+∞f(un)=f(ℓ)\lim_{n \to +\infty} u_n = \ell \ \implies \ \lim_{n \to +\infty} f(u_n) = f(\ell)

Ce résultat est fondamental pour l'étude des suites définies par une relation de récurrence un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) (voir le chapitre Suites) : si l'on sait que (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell, et que ff est continue en ℓ\ell, on peut passer à la limite dans la relation un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) pour obtenir ℓ=f(ℓ)\ell = f(\ell) : la limite ℓ\ell est alors un point fixe de ff.

Exemple. Reprenons la suite (un)(u_n) définie par u0=0u_0=0 et un+1=3un+4u_{n+1}=\sqrt{3u_n+4} (étudiée dans le chapitre Suites) : on y avait admis que sa limite ℓ\ell vérifiait ℓ=3ℓ+4\ell=\sqrt{3\ell+4}. On peut à présent le justifier : la fonction f:x↦3x+4f:x\mapsto\sqrt{3x+4} est continue sur [0;+∞[[0;+\infty[ comme composée de fonctions usuelles continues. La suite (un)(u_n) convergeant vers ℓ\ell, la suite (f(un))=(un+1)\big(f(u_n)\big)=(u_{n+1}) converge donc vers f(ℓ)f(\ell). Or (un+1)(u_{n+1}) converge aussi vers ℓ\ell (elle ne diffère de (un)(u_n) que d'un décalage d'indice). Par unicité de la limite, ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell), c'est-à-dire ℓ=3ℓ+4\ell=\sqrt{3\ell+4}.

Exercice — Étudier la continuité d'une fonction définie par morceaux

On considère la fonction ff définie sur R\mathbb{R} par : f(x)={x2+1si x⩽13x−1si x>1f(x) = \begin{cases} x^2+1 & \text{si } x \leqslant 1 \\ 3x-1 & \text{si } x > 1 \end{cases}

  1. Calculer lim⁡x→1, x<1f(x)\displaystyle\lim_{x \to 1,\, x<1} f(x) et lim⁡x→1, x>1f(x)\displaystyle\lim_{x \to 1,\, x>1} f(x).
  2. La fonction ff est-elle continue en 11 ?
  3. La fonction ff est-elle continue sur R\mathbb{R} ?
Exercice — Continuité, dérivabilité et contre-exemple

On considère la fonction racine carrée f:x↦xf:x\mapsto\sqrt{x}, définie et continue sur [0;+∞[[0;+\infty[.

  1. Justifier que ff est continue en 00.
  2. Pour h>0h>0, le taux d'accroissement de ff en 00 est f(h)−f(0)h=1h\dfrac{f(h)-f(0)}{h} = \dfrac{1}{\sqrt{h}}. En étudiant sa limite quand hh tend vers 00 (avec h>0h>0), montrer que ff n'est pas dérivable en 00.
  3. Que peut-on en conclure sur la réciproque de la propriété « toute fonction dérivable en un point est continue en ce point » ?

QCM — Continuité

1. Une fonction dérivable en un point aa est nécessairement :
2. Soit (un)(u_n) une suite convergeant vers un réel ℓ\ell, et ff une fonction continue en ℓ\ell. Que peut-on dire de la suite (f(un))\big(f(u_n)\big) ?
3. Soit (un)(u_n) la suite définie par u0=0u_0=0 et un+1=2un+3u_{n+1}=\sqrt{2u_n+3} pour tout entier nn. On admet que (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell. Que peut-on affirmer sur ℓ\ell ?

Théorème des valeurs intermédiaires

Théorème des valeurs intermédiaires

Théorème (admis). Soit ff une fonction continue sur un intervalle [a;b][a;b]. Pour tout réel kk compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), l'équation f(x)=kf(x)=k admet au moins une solution x∈[a;b]x \in [a;b].

Interprétation graphique : toute droite horizontale d'équation y=ky=k, avec kk compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), coupe la courbe de ff en au moins un point d'abscisse comprise entre aa et bb. Ce théorème traduit le fait qu'une courbe continue ne peut pas « sauter » d'une valeur à une autre sans passer par toutes les valeurs intermédiaires.

Remarque. Sans l'hypothèse de continuité, le théorème est faux : une fonction discontinue peut passer de f(a)f(a) à f(b)f(b) sans prendre toutes les valeurs intermédiaires (penser à la fonction partie entière).

La figure ci-dessous illustre le théorème des valeurs intermédiaires sur une fonction continue (ici non nécessairement monotone) : sa courbe passe par toutes les valeurs comprises entre deux points, sans « saut ».

Illustration du théorème des valeurs intermédiaires

Cas des fonctions continues strictement monotones

Théorème (dit « théorème de la bijection »). Soit ff une fonction continue et strictement monotone sur [a;b][a;b]. Pour tout réel kk compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), l'équation f(x)=kf(x)=k admet une unique solution x∈[a;b]x \in [a;b].

Ce théorème s'étend au cas d'un intervalle ouvert ou semi-ouvert, borné ou non, à condition de remplacer les valeurs f(a)f(a) et f(b)f(b) par les limites de ff aux bornes de l'intervalle.

Méthode : étudier les solutions d'une équation f(x)=kf(x)=k

Pour démontrer qu'une équation f(x)=kf(x)=k admet une unique solution sur un intervalle II, et l'encadrer :

  1. Étudier les variations de ff sur II, et vérifier que ff est continue sur II (en général immédiat, ff étant construite à partir de fonctions usuelles).
  2. Déterminer les valeurs de ff (ou ses limites) aux bornes de l'intervalle sur lequel ff est monotone, et vérifier que kk est bien compris entre ces deux valeurs.
  3. Conclure, par le théorème de la bijection, à l'existence et à l'unicité d'une solution α\alpha.
  4. Pour encadrer α\alpha, on balaye l'intervalle (à la calculatrice, ou par dichotomie) : on cherche deux valeurs encadrant α\alpha dont les images encadrent kk.

Exemple. Soit f(x)=x3+x−1f(x)=x^3+x-1 sur R\mathbb{R}. Cette fonction, dérivable sur R\mathbb{R}, a pour dérivée f′(x)=3x2+1>0f'(x)=3x^2+1>0 : ff est donc continue et strictement croissante sur R\mathbb{R}. De plus, lim⁡x→−∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=-\infty et lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty. Comme 00 est compris entre ces deux limites, l'équation f(x)=0f(x)=0 admet, d'après le théorème de la bijection, une unique solution α\alpha dans R\mathbb{R}. On a f(0)=−1<0f(0)=-1<0 et f(1)=1>0f(1)=1>0, donc α∈ ]0;1[\alpha\in\,]0;1[ ; en affinant, f(0,6)≈−0,184<0f(0{,}6)\approx-0{,}184<0 et f(0,7)≈0,043>0f(0{,}7)\approx0{,}043>0, donc α∈ ]0,6;0,7[\alpha\in\,]0{,}6;0{,}7[.

Suite définie par un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) et continuité

Lorsqu'une suite (un)(u_n) est définie par u0u_0 donné et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n), avec ff continue sur un intervalle II tel que f(I)⊂If(I)\subset I, l'étude se mène en général ainsi :

  1. Démontrer par récurrence que, pour tout nn, un∈Iu_n \in I.
  2. Étudier le sens de variation de (un)(u_n).
  3. En déduire, à l'aide du théorème de convergence des suites monotones, que (un)(u_n) converge vers un réel ℓ∈I\ell \in I.
  4. Grâce à la continuité de ff en ℓ\ell, passer à la limite dans la relation un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) pour obtenir ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell) : ℓ\ell est un point fixe de ff.
  5. Résoudre l'équation f(x)=xf(x)=x sur II (à l'aide, si besoin, du théorème de la bijection) pour déterminer ℓ\ell.
Exercice — Existence et encadrement d'une solution

Soit gg la fonction définie sur R\mathbb{R} par g(x)=x3+3x−5g(x) = x^3+3x-5.

  1. Étudier les variations de gg sur R\mathbb{R}, et déterminer ses limites en −∞-\infty et en +∞+\infty.
  2. Justifier que l'équation g(x)=0g(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans R\mathbb{R}.
  3. Vérifier que α∈ ]1;2[\alpha \in\,]1;2[, puis donner un encadrement de α\alpha d'amplitude 10−110^{-1}.
Exercice — Suite récurrente : convergence et point fixe

Soit (un)(u_n) la suite définie par u0=1u_0=1 et, pour tout entier naturel nn, un+1=2un+3u_{n+1}=\sqrt{2u_n+3}.

  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, 0⩽un⩽30\leqslant u_n\leqslant 3.
  2. Démontrer que (un)(u_n) est croissante (on pourra comparer un+12u_{n+1}^2 et un2u_n^2).
  3. En déduire que (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell.
  4. Justifier que la fonction f:x↦2x+3f:x\mapsto\sqrt{2x+3} est continue sur [0;3][0;3], puis établir que ℓ=2ℓ+3\ell=\sqrt{2\ell+3}.
  5. En déduire la valeur de ℓ\ell.

QCM — Théorème des valeurs intermédiaires

1. D'après le théorème des valeurs intermédiaires, si ff est continue sur [a;b][a;b] et si kk est compris entre f(a)f(a) et f(b)f(b), alors l'équation f(x)=kf(x)=k :
2. Pour garantir, grâce au théorème de la bijection, l'unicité de la solution de f(x)=kf(x)=k sur [a;b][a;b], il faut que ff soit :
3. Soit f(x)=x3+3x−5f(x)=x^3+3x-5 sur R\mathbb{R}. On admet que ff est continue et strictement croissante sur R\mathbb{R} (car f′(x)=3x2+3>0f'(x)=3x^2+3>0). Sachant que f(0)=−5f(0)=-5, f(1)=−1f(1)=-1 et f(2)=9f(2)=9, que peut-on affirmer sur les solutions de l'équation f(x)=0f(x)=0 ?

Exercices bilan

Étudier la continuité de deux fonctions définies par morceaux en leur point de raccordement

ApplicationCorrigé gratuit

On considère les fonctions ff et gg définies sur R\mathbb{R} par :

f(x)={x2+1si x⩽13x−1si x>1g(x)={2x+1si x⩽0x2−2si x>0f(x) = \begin{cases} x^2+1 & \text{si } x \leqslant 1 \\ 3x-1 & \text{si } x>1 \end{cases} \qquad\qquad g(x) = \begin{cases} 2x+1 & \text{si } x \leqslant 0 \\ x^2-2 & \text{si } x>0 \end{cases}
  1. La fonction ff est-elle continue en 11 ? Justifier en revenant à la définition de la continuité en un point.
  2. La fonction gg est-elle continue en 00 ? Justifier.

Appliquer le théorème des valeurs intermédiaires pour justifier l'existence de solutions

Application

Soit ff la fonction définie sur [1 ;2][1\,;2] par f(x)=x3+2x−5f(x) = x^3+2x-5.

  1. Justifier que ff est continue sur [1 ;2][1\,;2].
  2. Calculer f(1)f(1) et f(2)f(2).
  3. En déduire que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet au moins une solution dans [1 ;2][1\,;2].
  4. Justifier de même que l'équation f(x)=3f(x)=3 admet au moins une solution dans [1 ;2][1\,;2].
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Démontrer l'existence et l'unicité d'une solution grâce au théorème de la bijection, puis l'encadrer

EntraînementCorrigé gratuit

Soit ff la fonction définie sur R\mathbb{R} par f(x)=x3+x−4f(x) = x^3+x-4.

  1. Calculer f′(x)f'(x) et étudier son signe sur R\mathbb{R}. En déduire le sens de variation de ff sur R\mathbb{R}.
  2. Déterminer les limites de ff en −∞-\infty et en +∞+\infty.
  3. Justifier que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans R\mathbb{R}.
  4. Vérifier que f(1,3)<0f(1{,}3)<0 et f(1,4)>0f(1{,}4)>0. En déduire un encadrement de α\alpha d'amplitude 0,10{,}1.

Étudier l'existence d'une solution d'une équation avec logarithme et l'encadrer par balayage

Entraînement

Soit ff la fonction définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par f(x)=ln⁡(x)+x−3f(x) = \ln(x) + x - 3.

  1. Justifier que ff est dérivable sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, calculer f′(x)f'(x), puis en déduire le sens de variation de ff.
  2. Déterminer les limites de ff en 00 et en +∞+\infty.
  3. Justifier que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  4. Calculer f(2)f(2) et f(3)f(3), puis en déduire que 2<α<32<\alpha<3.
  5. Calculer f(2,2)f(2{,}2) et f(2,3)f(2{,}3) (arrondir à 10−310^{-3}), et en déduire un encadrement de α\alpha d'amplitude 0,10{,}1.
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Déterminer un paramètre pour prolonger une fonction par continuité en un point

Entraînement

Soit ff la fonction définie sur [−4 ;+∞[[-4\,;+\infty[ par f(x)=x+4−2xf(x) = \dfrac{\sqrt{x+4}-2}{x} si x≠0x\neq0, et f(0)=af(0)=a, où aa est un réel.

  1. Justifier que ff est continue en tout réel x≠0x\neq0 de [−4 ;+∞[[-4\,;+\infty[.
  2. En multipliant le numérateur et le dénominateur par la quantité conjuguée x+4+2\sqrt{x+4}+2, montrer que, pour tout x∈[−4 ;+∞[x\in[-4\,;+\infty[ avec x≠0x\neq0 :
f(x)=1x+4+2f(x) = \frac{1}{\sqrt{x+4}+2}
  1. En déduire lim⁡x→0f(x)\displaystyle\lim_{x\to0} f(x).
  2. Déterminer la valeur de aa pour laquelle ff est continue en 00.
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Étudier la convergence d'une suite récurrente définie à l'aide d'une fonction continue

Entraînement

On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=0u_0=0 et, pour tout entier naturel nn, un+1=2un+3u_{n+1} = \sqrt{2u_n+3}.

  1. Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, 0⩽un<30 \leqslant u_n < 3.
  2. Démontrer que, pour tout entier naturel nn, un+1⩾unu_{n+1} \geqslant u_n. En déduire le sens de variation de (un)(u_n).
  3. Justifier que (un)(u_n) converge vers un réel ℓ\ell, avec ℓ∈[0 ;3]\ell\in[0\,;3].
  4. La fonction f:x↦2x+3f: x\mapsto\sqrt{2x+3} est continue sur [0 ;3][0\,;3]. En déduire une équation vérifiée par ℓ\ell, puis déterminer ℓ\ell.
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Étudier une fonction logarithme par le théorème de la bijection, puis une fonction auxiliaire associée

Type bac

On considère la fonction ff définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par f(x)=x−2+ln⁡(x)f(x) = x-2+\ln(x).

Partie A — Étude de ff et résolution de l'équation f(x)=0f(x)=0

  1. Étudier les variations de ff sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ (calcul de f′(x)f'(x), signe, sens de variation).
  2. Déterminer les limites de ff en 00 et en +∞+\infty.
  3. Justifier que l'équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α\alpha dans ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[. Vérifier que f(1,5)<0f(1{,}5)<0 et f(1,6)>0f(1{,}6)>0, puis en déduire un encadrement de α\alpha d'amplitude 0,10{,}1.
  4. En déduire le signe de f(x)f(x) selon les valeurs de xx sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.

Partie B — Étude d'une fonction auxiliaire

On considère la fonction gg définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par g(x)=12x2−3x+xln⁡(x)g(x) = \dfrac12x^2-3x+x\ln(x).

  1. Vérifier que, pour tout x>0x>0, g′(x)=f(x)g'(x) = f(x).
  2. En déduire, à l'aide du signe de ff obtenu à la question 4, le sens de variation de gg sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.
  3. En déduire que gg admet un minimum sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, atteint en x=αx=\alpha (on ne demande pas de calculer sa valeur).
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