Terminale
Arithmétique (spécialité Mathématiques Expertes)
Chapitre optionnel — Mathématiques Expertes. Ce chapitre couvre le thème « Arithmétique » du programme de l'enseignement optionnel Mathématiques Expertes, proposé en Terminale uniquement aux élèves qui suivent déjà la spécialité Mathématiques et qui choisissent, en plus, cette option (3 heures hebdomadaires supplémentaires). Il est entièrement distinct du tronc commun de la spécialité Mathématiques, déjà couvert par tous les autres chapitres de Terminale de ce site (suites, fonctions, probabilités, géométrie dans l'espace, etc.). Si vous ne suivez pas l'option Mathématiques Expertes, ce chapitre ne vous concerne pas : il n'est pas nécessaire pour réussir l'épreuve de spécialité Mathématiques du baccalauréat.
Au programme de ce chapitre : la divisibilité dans et la division euclidienne, le PGCD et l'algorithme d'Euclide, les nombres premiers, et les congruences dans — les fondations de l'arithmétique, un domaine central de l'option Mathématiques Expertes.
Divisibilité et division euclidienne dans ℤ
Diviseurs et multiples
Soit et deux entiers relatifs. On dit que divise (ou que est divisible par , ou encore que est un multiple de ) s'il existe un entier relatif tel que :
On note alors (« divise »).
Exemple. , donc divise : on note .
Remarques.
- est un multiple de tout entier , car .
- divise tout entier , car ; et tout entier divise .
- Si divise et , alors .
- Si et , alors ou .
- L'ensemble des multiples d'un entier se note . Par exemple .
- L'ensemble des diviseurs (positifs et négatifs) de est .
Propriétés de la divisibilité
Propriété (signes). Pour avec :
Propriété (transitivité). Si et , alors .
Démonstration. Si et , il existe tels que et . Donc : en posant , on a , donc .
Propriété (combinaison linéaire). Soit des entiers relatifs non nuls. Si et , alors divise toute combinaison linéaire de et :
Démonstration. Il existe tels que et , donc , ce qui prouve que .
Conséquence immédiate. Si un entier divise deux entiers consécutifs et , alors divise , donc ou .
Méthode : utiliser une combinaison linéaire pour résoudre un problème de divisibilité.
Déterminons les entiers relatifs tels que divise .
On a toujours . Si de plus , alors par combinaison linéaire :
Les diviseurs de sont , ce qui donne .
Attention : cette condition est nécessaire mais pas automatiquement suffisante — il faut vérifier la réciproque pour chaque valeur trouvée. En remplaçant, on vérifie que est bien vraie pour chacune de ces quatre valeurs (par exemple pour : et , et ). Les solutions sont donc exactement .
Division euclidienne dans
Théorème. Soit un entier relatif et un entier naturel non nul. Il existe un unique couple d'entiers tel que :
est le quotient et le reste de la division euclidienne de par .
Exemple. : dans la division euclidienne de par , le quotient est et le reste .
Remarque. si, et seulement si, le reste de la division euclidienne de par est nul.
Cas d'un dividende négatif. Pour déterminer la division euclidienne d'un entier négatif, on part de la division euclidienne de sa valeur absolue puis on ajuste pour que le reste reste positif ou nul.
Exemple. Déterminons quotient et reste de la division de par . On a . Donc . Comme , le quotient de par est et le reste est .
Écriture d'un entier selon son reste
Propriété. Soit un entier. Tout entier s'écrit sous une, et une seule, des formes , où est un entier relatif (c'est une reformulation directe de la division euclidienne, avec ).
Méthode : raisonner par disjonction des cas.
Montrons que pour tout entier naturel , le nombre est un multiple de .
Tout entier s'écrit sous l'une des trois formes , ou (avec entier naturel). On étudie chaque cas :
- Si : , qui est bien un multiple de .
- Si : , multiple de .
- Si : , multiple de (facteur ).
Dans tous les cas, est un multiple de .
Exercice — Nombre de diviseurs d'un entier et carrés parfaits
-
Dresser la liste des diviseurs positifs de , puis de . Que remarque-t-on sur le nombre de diviseurs de chacun ?
-
Soit un entier naturel non nul. Pour tout diviseur positif de , l'entier est lui aussi un diviseur positif de .
a. Expliquer pourquoi, lorsque , les diviseurs de peuvent être regroupés deux par deux en paires .
b. En déduire que si n'est pas un carré parfait, il possède un nombre pair de diviseurs positifs.
c. Que se passe-t-il si est un carré parfait ? Conclure : est un carré parfait si, et seulement si, il possède un nombre impair de diviseurs positifs.
Exercice — Résoudre un problème de divisibilité par combinaison linéaire
On cherche les entiers relatifs tels que divise .
- On suppose que . En utilisant la propriété de combinaison linéaire, montrer que divise alors (on pourra calculer ).
- En déduire les valeurs entières possibles de , puis les valeurs entières correspondantes de .
- Vérifier, pour chacune des valeurs de trouvées, que divise bien , et conclure.
Exercice — Démontrer une divisibilité par disjonction de cas modulo 4
On veut démontrer que, pour tout entier naturel impair , le nombre est divisible par .
- Justifier que tout entier naturel impair s'écrit sous l'une des deux formes ou , où est un entier naturel.
- En raisonnant par disjonction de ces deux cas, démontrer que est divisible par .
- Vérifier ce résultat pour et pour .
QCM — Divisibilité et division euclidienne
PGCD, algorithme d'Euclide et nombres premiers
PGCD de deux entiers
Définition. Soit et deux entiers relatifs non tous les deux nuls. Le plus grand commun diviseur de et , noté , est le plus grand des diviseurs communs (positifs) à et .
Cette notion prolonge directement la divisibilité étudiée dans la notion précédente : l'ensemble des diviseurs communs à et est exactement l'ensemble des diviseurs de .
Algorithme d'Euclide
Propriété. Soit un entier relatif et un entier naturel non nul. Si est la division euclidienne de par , alors :
Idée de la démonstration. La relation , c'est-à-dire , exprime comme combinaison linéaire de et (voir la notion précédente) : tout diviseur commun à et divise donc aussi , et réciproquement tout diviseur commun à et divise . Les couples et ont donc exactement les mêmes diviseurs communs, donc le même PGCD.
Algorithme. On effectue des divisions euclidiennes en cascade : on divise par , puis par le reste obtenu, puis ce reste par le reste suivant, etc., jusqu'à obtenir un reste nul. Le PGCD de et est alors le dernier reste non nul.
Exemple. Calculons :
Le dernier reste non nul est , donc .
Nombres premiers entre eux
Définition. Deux entiers relatifs et , non tous deux nuls, sont dits premiers entre eux si , c'est-à-dire si leur seul diviseur positif commun est .
Exemple. (algorithme d'Euclide : puis ) : et sont premiers entre eux. Attention à ne pas confondre avec la notion de nombre premier : ni ni n'est un nombre premier, mais le couple est bien premier entre eux.
Théorème de Bézout
Théorème (Bézout). Soit et deux entiers relatifs non tous deux nuls. Il existe un couple d'entiers relatifs tel que :
Idée de la démonstration. On raisonne à partir de l'algorithme d'Euclide appliqué à : à chaque étape, le reste obtenu s'écrit comme combinaison linéaire des deux termes de l'étape précédente (la relation déjà utilisée pour justifier ). En remontant ainsi l'algorithme étape par étape, depuis le dernier reste non nul jusqu'aux termes de départ et , on exprime finalement comme une combinaison — c'est la méthode dite de l'algorithme d'Euclide étendu, illustrée ci-dessous.
Corollaire (caractérisation des entiers premiers entre eux). Deux entiers relatifs et sont premiers entre eux si, et seulement si, il existe tel que :
Démonstration. Si , le théorème de Bézout donne directement un couple tel que . Réciproquement, si un tel couple existe, tout diviseur commun à et divise (propriété de combinaison linéaire) : donc , et .
Méthode : trouver un couple de Bézout par remontée de l'algorithme d'Euclide.
Reprenons , calculé plus haut :
On remonte l'algorithme à partir de l'avant-dernière ligne, en isolant à chaque fois le reste :
En remplaçant :
En remplaçant enfin :
On obtient . Vérification par substitution directe : et , donc : le couple convient bien.
Remarque (culture mathématique). Cette technique de remontée porte le nom d'algorithme d'Euclide étendu ; son usage pour résoudre remonte à Bachet de Méziriac (1612), avant d'être formalisé par Bézout (1766) — d'où le nom donné aujourd'hui au théorème.
Théorème de Gauss
Théorème (Gauss). Soit trois entiers relatifs. Si divise et si est premier avec (c'est-à-dire ), alors divise .
Démonstration. Comme et sont premiers entre eux, le corollaire du théorème de Bézout donne des entiers tels que . En multipliant par :
Le terme est multiple de . Comme , il existe tel que , donc est aussi multiple de . La somme est donc multiple de , c'est-à-dire .
Exemple. Montrons que si pour un entier , alors . On vérifie d'abord que et sont premiers entre eux (algorithme d'Euclide : , , , , dernier reste non nul ). Le théorème de Gauss, appliqué avec , , , donne alors directement .
Équations diophantiennes linéaires
On appelle équation diophantienne une équation dont on cherche les solutions entières. On s'intéresse ici aux équations , d'inconnues , où sont des entiers relatifs donnés avec .
Propriété (existence de solutions). Soit . L'équation admet des solutions entières si, et seulement si, divise .
Démonstration. Si est solution, divise et , donc divise . Réciproquement, si , on écrit ; le théorème de Bézout donne tels que , donc : le couple est une solution particulière.
Propriété (solution générale). Lorsque , si est une solution particulière de , l'ensemble des solutions entières est :
Idée de la démonstration. Si est une autre solution, en soustrayant à on obtient , puis, en divisant par : . Or et sont premiers entre eux (car donne, en divisant par , ) : le théorème de Gauss donne alors , d'où pour un entier , puis en revenant à l'égalité de départ. Réciproquement, tout couple de cette forme est bien solution.
Méthode et exemple complet. Résolvons dans l'équation .
1. Existence. Algorithme d'Euclide : puis , donc . Comme , on a : l'équation admet des solutions.
2. Solution particulière (Bézout). En isolant le reste de la première ligne : , donc . En multipliant par : . Une solution particulière est . Vérification : , , et . ✓
3. Solution générale. Avec , et :
Vérification finale (dans l'équation d'origine). Pour tout : . ✓ Par exemple, pour : , et . ✓
Nombres premiers
Définition. Un entier est premier si ses seuls diviseurs positifs sont et .
Exemples. sont premiers. Attention : n'est pas premier (il n'a qu'un seul diviseur positif), et est le seul nombre premier pair.
Propriété (admise). Tout entier possède au moins un diviseur premier.
Théorème (décomposition en facteurs premiers, admis). Tout entier se décompose de manière unique (à l'ordre des facteurs près) en un produit de nombres premiers :
Exemple. .
Lien avec le PGCD. Le PGCD de deux entiers peut aussi se calculer à partir de leurs décompositions en facteurs premiers : on prend les facteurs premiers communs, chacun affecté du plus petit exposant apparaissant dans les deux décompositions.
Propriété (lemme d'Euclide, admise). Si est un nombre premier et si divise un produit (avec entiers), alors divise ou divise . En particulier, si divise , alors divise .
Test de primalité. Pour savoir si un entier est premier, il suffit de tester s'il est divisible par un entier compris entre et : si aucun de ces entiers ne le divise, est premier.
Remarque (culture mathématique). Il existe une infinité de nombres premiers, un résultat démontré par Euclide il y a plus de deux mille ans.
Exercice — Comparer deux méthodes pour calculer un PGCD
On souhaite déterminer .
- Donner la décomposition en produit de facteurs premiers de et de , puis en déduire .
- Retrouver ce résultat à l'aide de l'algorithme d'Euclide, en détaillant toutes les divisions euclidiennes successives.
- Laquelle des deux méthodes vous paraît la plus rapide à mettre en œuvre ici ? Justifier.
Exercice — Bézout : deux couples d'entiers, premiers entre eux ou non
- Calculer à l'aide de l'algorithme d'Euclide. Les entiers et sont-ils premiers entre eux ?
- Si oui, déterminer par remontée de l'algorithme d'Euclide un couple tel que , et vérifier le résultat obtenu par substitution directe.
- Calculer de même . Les entiers et sont-ils premiers entre eux ? Justifier, sans chercher de couple de Bézout, pourquoi un tel couple tel que ne peut pas exister.
Exercice — Résoudre une équation diophantienne complète
On considère l'équation , d'inconnue .
- Calculer et vérifier que l'équation admet des solutions entières.
- Déterminer une solution particulière par remontée de l'algorithme d'Euclide.
- Donner l'ensemble des solutions, puis vérifier par substitution dans l'équation d'origine que les couples obtenus pour et pour conviennent bien.
Exercice — Synthèse : PGCD dépendant d'un paramètre (combinaison linéaire et théorème de Gauss)
Soit un entier relatif. On pose et .
- Calculer . En déduire que tout diviseur commun positif à et divise , puis que .
- Montrer directement (sans théorème de Gauss) que , puis, en utilisant le théorème de Gauss, que .
- En déduire, selon la valeur de modulo , la valeur de . Vérifier sur les cas et .
QCM — PGCD et nombres premiers
Congruences dans ℤ
Définition
Soit un entier naturel, et deux entiers relatifs. On dit que et sont congrus modulo , et on note (ou ), si et ont le même reste dans la division euclidienne par .
Exemples. et ont le même reste dans la division par , donc . De même, (tous deux de reste dans la division par ).
Si l'on compte de en à partir de , tous les entiers obtenus sont congrus à modulo :
Propriétés
Soit un entier, deux entiers relatifs.
1. .
2. En particulier (cas ) : .
3. Si divise , alors .
Démonstration du point 1. Si , il existe tels que et (même reste ), donc , soit . Réciproquement, si , il existe tel que ; en écrivant avec , on obtient , qui est la division euclidienne de par de même reste : donc .
Congruence et division euclidienne
Propriété. Tout entier relatif est congru modulo à un unique entier tel que : il s'agit précisément du reste de la division euclidienne de par .
Compatibilité avec les opérations
Théorème. La relation de congruence modulo est compatible avec l'addition et la multiplication : si et , alors
Conséquences. Pour tout entier : si alors . Pour tout entier naturel : si alors (on le démontre par récurrence sur , en appliquant la compatibilité avec la multiplication à chaque étape).
Attention ! On ne peut pas « simplifier » une congruence comme une égalité. Par exemple , mais (on n'a pas le droit de diviser les deux membres par ).
Petit théorème de Fermat
Théorème (petit théorème de Fermat, admis). Soit un nombre premier et un entier relatif. Si ne divise pas , alors :
Corollaire. Pour tout entier relatif (y compris lorsque divise ) :
Démonstration du corollaire. Si , on multiplie les deux membres de par : . Si , alors , donc également (compatibilité des congruences avec les puissances). Dans les deux cas, .
Exemple. Retrouvons, à l'aide du petit théorème de Fermat, le reste de la division euclidienne de par (déjà calculé dans le QCM de cette notion). Ici est premier et ne divise pas , donc le théorème donne — ce que l'on vérifie directement : . On en déduit :
Remarque — lien avec le QCM de cette notion. Le calcul du QCM utilisait l'observation , plus fine que ce que garantit directement Fermat (qui n'assure que , avec l'exposant ) — les deux sont d'ailleurs cohérentes : . Mais le petit théorème de Fermat a l'avantage de s'appliquer systématiquement, avec l'exposant , même quand aucun raccourci comme n'est visible à l'œil : c'est exactement le même résultat qui est retrouvé ci-dessus par cette méthode générale.
Application : critères de divisibilité
Les congruences permettent de justifier les critères de divisibilité usuels. Par exemple, pour le critère de divisibilité par :
Comme , la propriété des puissances donne pour tout entier . Si un entier s'écrit en base dix (les étant ses chiffres), alors par compatibilité de la congruence avec l'addition et la multiplication :
Autrement dit, est congru modulo à la somme de ses chiffres. En particulier, est divisible par si, et seulement si, la somme de ses chiffres l'est. Le même raisonnement (avec ) justifie le critère de divisibilité par .
On retrouve de la même manière les autres critères usuels : un entier est divisible par (resp. , ) si son dernier chiffre est divisible par (resp. , ), et divisible par si le nombre formé par ses deux derniers chiffres l'est.
Exercice — Restes possibles pour un nombre premier modulo 12
Soit un nombre premier tel que .
- Justifier que n'est ni un multiple de , ni un multiple de .
- En étudiant les restes possibles de la division euclidienne d'un entier par , déterminer les restes possibles de modulo .
- En déduire que est divisible par .
Exercice — Petit théorème de Fermat : applications
- À l'aide du petit théorème de Fermat, déterminer le reste de la division euclidienne de par .
- Démontrer que, pour tout entier relatif , (on distinguera le cas où divise du cas où ne divise pas ).
- En déduire, sans calculer , le reste de la division euclidienne de par .
QCM — Congruences dans ℤ
Exercices bilan
Effectuer une division euclidienne d'un entier relatif, y compris avec un dividende négatif
- Déterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de par (on vérifiera que avec ).
- divise-t-il ? Justifier à l'aide du résultat de la question 1.
- En utilisant la division euclidienne de par , déterminer le quotient et le reste de la division euclidienne de par .
Calculer un PGCD par l'algorithme d'Euclide et étudier des entiers premiers entre eux
- Calculer, en détaillant les étapes de l'algorithme d'Euclide, .
- Les entiers et sont-ils premiers entre eux ? Justifier.
- Calculer, de la même façon, .
- Les entiers et sont-ils premiers entre eux ? Justifier.
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Résoudre un problème de divisibilité à l'aide d'une combinaison linéaire
On cherche les entiers relatifs tels que divise .
- Vérifier que .
- En déduire que, si , alors .
- Déterminer, à l'aide de la question précédente, tous les entiers relatifs candidats.
- Vérifier, pour chacune des valeurs trouvées à la question 3, que divise bien , et conclure.
Déterminer un couple de Bézout par remontée de l'algorithme d'Euclide
- Calculer à l'aide de l'algorithme d'Euclide, en détaillant les étapes.
- Les entiers et sont-ils premiers entre eux ?
- En remontant l'algorithme d'Euclide de la question 1, déterminer un couple d'entiers relatifs tel que .
- Vérifier le résultat obtenu par un calcul direct.
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Résoudre une équation diophantienne linéaire
On souhaite résoudre dans l'équation .
- Calculer .
- Justifier que l'équation admet des solutions entières.
- En remontant l'algorithme d'Euclide, déterminer une solution particulière de , puis vérifier ce résultat.
- Donner l'ensemble des solutions entières de , puis vérifier que la formule obtenue satisfait bien pour tout entier .
- Donner, à titre d'exemple, une solution de différente de , et vérifier qu'elle satisfait bien .
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Utiliser les congruences pour déterminer un reste et justifier un critère de divisibilité
- Le nombre est premier et ne divise pas . Que donne, dans ce cas, le petit théorème de Fermat appliqué à et ?
- En déduire le reste de la division euclidienne de par (on remarquera que ).
- On rappelle que . En déduire, par récurrence, que pour tout entier naturel .
- Un entier s'écrit, en base dix, , où les sont ses chiffres. À l'aide de la question 3 et de la compatibilité des congruences avec l'addition et la multiplication, justifier que est congru modulo à la somme de ses chiffres.
- Utiliser ce résultat pour déterminer si est divisible par .
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Un chiffrement affine : PGCD, théorème de Bézout, congruences et programme Python
On associe à chaque lettre de l'alphabet un rang , de (pour A) à (pour Z). On étudie le chiffrement affine qui, à un rang , associe le rang chiffré défini par :
où est choisi dans .
Partie A — Existence d'un inverse de modulo
- Calculer à l'aide de l'algorithme d'Euclide, en détaillant les étapes.
- Que garantit le théorème de Bézout, appliqué à et , compte tenu du résultat de la question 1 ?
- En remontant l'algorithme d'Euclide, déterminer un entier , avec , tel que . Vérifier numériquement.
Partie B — Chiffrer et déchiffrer
- Calculer le rang chiffré correspondant à la lettre D (rang ), puis donner la lettre chiffrée correspondante.
- On veut retrouver à partir de , c'est-à-dire . En multipliant les deux membres par l'entier trouvé à la question 3, et en utilisant , montrer que :
- Utiliser cette formule pour déchiffrer la lettre de rang chiffré , et vérifier la cohérence avec la question 4.
- Compléter le programme Python suivant, qui doit implémenter les fonctions de chiffrement et de déchiffrement, puis vérifier qu'il confirme bien le résultat de la question 6 :
def chiffrer(x):
"""Renvoie le rang chiffre y, pour un rang de lettre x (0 <= x <= 25)."""
return ... # a completer
def dechiffrer(y):
"""Renvoie le rang dechiffre x, a partir du rang chiffre y (0 <= y <= 25)."""
return ... # a completer
for x in range(26):
assert dechiffrer(chiffrer(x)) == x
print(chiffrer(3))
print(dechiffrer(22))Créez un compte gratuit : votre première correction est offerte.
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