Si u=AB est un vecteur du plan, sa norme, notée ∥u∥, est le réel positif ∥u∥=AB.
Produit scalaire : définition
Soient u=AB et v=AC deux vecteurs du plan. Le produit scalaire de u et v, noté u⋅v, est le réel :
u⋅v={∥u∥×∥v∥×cos(u,v)0si u=0 et v=0sinon
Exemple. Si AB=4, AC=3 et (AB,AC)=4π, alors AB⋅AC=4×3×cos4π=12×22=62.
Cas particuliers : si u et v sont colinéaires de même sens, u⋅v=∥u∥×∥v∥ ; de sens contraires, u⋅v=−∥u∥×∥v∥ ; et pour tout vecteur u, u⋅u=∥u∥2.
Vecteurs orthogonaux
Définition. Deux vecteurs u et v sont orthogonaux si, et seulement si, u⋅v=0. Pour trois points distincts A,B,C : AB⋅AC=0⟺(AB)⊥(AC).
Propriétés algébriques : bilinéarité, symétrie
Pour tous vecteurs u,v,w et tout réel k : symétrieu⋅v=v⋅u ; bilinéaritéu⋅(v+w)=u⋅v+u⋅w et u⋅(kv)=k(u⋅v).
En développant ∥u+v∥2 par bilinéarité, on obtient ∥u+v∥2=∥u∥2+2u⋅v+∥v∥2, d'où une expression du produit scalaire à l'aide des normes :
u⋅v=21(∥u+v∥2−∥u∥2−∥v∥2)
Cette identité, appliquée dans un triangle ABC (avec a=BC, b=AC, c=AB), conduit à la formule d'Al-Kashi :
a2=b2+c2−2bccosA
qui généralise le théorème de Pythagore (retrouvé quand A=2π, car cos2π=0).
Produit scalaire en coordonnées
Dans un repère (O;,), tout vecteur u se décompose de façon unique u=x+y ; le couple (x;y) est ses coordonnées. Dans un repère orthonormé, si u(x;y) et v(x′;y′), alors u⋅v=xx′+yy′ et ∥u∥=x2+y2. Critère d'orthogonalité : u et v sont orthogonaux si, et seulement si, xx′+yy′=0.
Exemple. Pour u(3;−2) et v(4;6) : u⋅v=3×4+(−2)×6=12−12=0 : u et v sont orthogonaux.
Projeté orthogonal
Définition. Le projeté orthogonal d'un point M sur une droite d est l'unique point H de d tel que (MH)⊥d (si M∈d, alors H=M).
Propriété. Pour trois points A,B,C avec A=B, si H est le projeté orthogonal de C sur (AB) : AB⋅AC=AB×AH, où AH est une mesure algébrique (positive si H est du même côté que B vu de A, négative sinon) — cela permet de calculer un produit scalaire par projection, sans connaître d'angle.
Exemple (calcul de coordonnées). Soit d la droite d'équation 3x−y+5=0 et M(1;−2). Le vecteur n(3;−1) est normal à d (voir ci-dessous), donc le projeté orthogonal H de M sur d s'écrit H(1+3t;−2−t) pour un certain réel t. Comme H∈d :
3(1+3t)−(−2−t)+5=0⟺10t+10=0⟺t=−1
d'où H(1−3;−2+1)=H(−2;−1).
Vecteur normal, vecteur directeur, équation de droite
Le plan est muni d'un repère orthonormé. Un vecteur non nul n est normal à une droite d s'il est orthogonal à tout vecteur directeur de d.
Propriété. Si d a pour équation cartésienneax+by+c=0 (avec (a;b)=(0;0)), alors n(a;b) est normal à d, et u(−b;a) en est un vecteur directeur.
Exemple. La droite d:3x−y+5=0 admet n(3;−1) pour vecteur normal et u(1;3) pour vecteur directeur.
Équation connaissant un point et un vecteur normal. La droite d passant par A(xA;yA) et de vecteur normal n(a;b) a pour équation a(x−xA)+b(y−yA)=0.
Exemple. Pour A(1;2) et n(1;3) : 1(x−1)+3(y−2)=0⟺x+3y−7=0.
Cercles et paraboles dans un repère
Équation de cercle
Définition. Le cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r>0 est l'ensemble des points M tels que ΩM=r. Dans un repère orthonormé, son équation cartésienne est :
(x−a)2+(y−b)2=r2
Exemple. Le cercle de centre Ω(2;−3) et de rayon 5 a pour équation (x−2)2+(y+3)2=25.
Une équation de la forme x2+y2+dx+ey+f=0 est celle d'un cercle si, en faisant apparaître deux carrés (forme canonique), on obtient (x−a)2+(y−b)2=k avec k>0 : c'est alors le cercle de centre Ω(a;b) et de rayon r=k (si k=0, l'ensemble se réduit au point Ω ; si k<0, l'ensemble est vide).
Parabole représentative d'une fonction du second degré
Pour f(x)=ax2+bx+c (a=0), de forme canonique f(x)=a(x−α)2+β avec α=−2ab, la courbe représentative de f est une parabole de sommetS(α;β) et d'axe de symétrie la droite d'équation x=α, tournée vers le haut si a>0, vers le bas si a<0.
Exemple.g(x)=−3x2+6x+1 : α=−2×(−3)6=1 et β=g(1)=−3+6+1=4. La parabole a pour sommet S(1;4), d'axe de symétrie x=1, et est tournée vers le bas car a=−3<0.