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Lexique — Première & Terminale

Géométrie vectorielle de l'espace

Vecteurs de l'espace

Vecteur, translation, combinaison linéaire

Comme dans le plan, à deux points AA et BB de l'espace on associe le vecteur AB→\overrightarrow{AB}, caractérisé par une direction, un sens et une norme ∥AB→∥=AB\|\overrightarrow{AB}\|=AB. Deux vecteurs AB→\overrightarrow{AB} et CD→\overrightarrow{CD} sont égaux si et seulement si ABDCABDC est un parallélogramme.

À tout vecteur u⃗\vec u correspond une translation : la transformation qui à tout point MM associe l'unique point M′M' tel que MM′→=u⃗\overrightarrow{MM'}=\vec u.

Relation de Chasles. Pour tous points A,B,CA,B,C : AB→+BC→=AC→\overrightarrow{AB}+\overrightarrow{BC}=\overrightarrow{AC}.

Une combinaison linéaire de vecteurs u⃗1,…,u⃗k\vec u_1,\ldots,\vec u_k est un vecteur de la forme a1u⃗1+⋯+aku⃗ka_1\vec u_1+\cdots+a_k\vec u_k, où a1,…,aka_1,\ldots,a_k sont des réels.

Colinéarité, coplanarité

La colinéarité de deux vecteurs se définit exactement comme dans le plan : u⃗\vec u et v⃗\vec v sont colinéaires s'il existe k∈Rk\in\mathbb R tel que v⃗=ku⃗\vec v=k\vec u, ou si l'un des deux est nul.

Exemple. u⃗(2;−1;3)\vec u(2;-1;3) et v⃗(−6;3;−9)\vec v(-6;3;-9) sont colinéaires car v⃗=−3 u⃗\vec v=-3\,\vec u.

On dit que trois vecteurs sont coplanaires lorsqu'ils admettent des représentants situés dans un même plan. Si u⃗,v⃗\vec u,\vec v ne sont pas colinéaires, un vecteur w⃗\vec w est coplanaire avec u⃗,v⃗\vec u,\vec v si et seulement s'il existe un unique couple (a;b)∈R2(a;b)\in\mathbb R^2 tel que w⃗=au⃗+bv⃗\vec w=a\vec u+b\vec v.

Exemple. Pour u⃗(1;0;0)\vec u(1;0;0), v⃗(0;1;0)\vec v(0;1;0) et w⃗(3;5;0)\vec w(3;5;0) : w⃗=3u⃗+5v⃗\vec w = 3\vec u+5\vec v, donc w⃗\vec w est coplanaire avec u⃗\vec u et v⃗\vec v. En revanche, w⃗′(1;1;1)\vec w'(1;1;1) ne l'est pas : sa troisième coordonnée ne peut s'écrire a×0+b×0a\times0+b\times0, qui vaut toujours 00.

Quatre points A,B,C,DA,B,C,D sont coplanaires si et seulement si AB→,AC→,AD→\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC},\overrightarrow{AD} sont coplanaires.

Droites et plans de l'espace

Droite : vecteur directeur

On appelle vecteur directeur d'une droite dd tout vecteur non nul colinéaire à AB→\overrightarrow{AB}, pour deux points A,BA,B de dd. La droite passant par AA et de vecteur directeur u⃗\vec u est l'ensemble des points MM tels que AM→\overrightarrow{AM} et u⃗\vec u soient colinéaires : M∈d  ⟺  ∃ k∈R, AM→=ku⃗M\in d \iff \exists\,k\in\mathbb R,\ \overrightarrow{AM}=k\vec u (un exemple chiffré figure plus bas, dans la section sur les représentations paramétriques).

Deux droites sont parallèles si et seulement si leurs vecteurs directeurs sont colinéaires.

Plan : direction, caractérisation

On appelle direction d'un plan PP tout couple de vecteurs u⃗,v⃗\vec u,\vec v non colinéaires dont on peut choisir des représentants inclus dans PP. Le plan PP passant par AA et de direction (u⃗;v⃗)(\vec u;\vec v) est alors l'ensemble des points MM tels que AM→=xu⃗+yv⃗\overrightarrow{AM}=x\vec u+y\vec v, avec (x;y)∈R2(x;y)\in\mathbb R^2.

Exemple. Pour A(0;0;0)A(0;0;0), u⃗(1;0;0)\vec u(1;0;0) et v⃗(0;1;0)\vec v(0;1;0) : le plan de direction (u⃗;v⃗)(\vec u;\vec v) passant par AA est l'ensemble des points (x;y;0)(x;y;0), c'est-à-dire le plan d'équation z=0z=0.

En particulier, le plan (ABC)(ABC) défini par trois points non alignés est l'ensemble des points MM tels que AM→=xAB→+yAC→\overrightarrow{AM}=x\overrightarrow{AB}+y\overrightarrow{AC}.

Positions relatives dans l'espace

Contrairement au plan, deux droites de l'espace ne sont pas nécessairement coplanaires :

  • Deux droites sont soit coplanaires — et alors sécantes, ou parallèles (confondues ou strictement parallèles) —, soit non coplanaires.
  • Une droite et un plan sont soit sécants (un seul point commun), soit parallèles (aucun point commun, ou droite incluse dans le plan).
  • Deux plans sont soit sécants (leur intersection est une droite), soit parallèles (confondus ou disjoints).

Exemple. Dans un cube ABCDEFGHABCDEFGH de côté 11, plaçons A(0;0;0)A(0;0;0), B(1;0;0)B(1;0;0), E(0;0;1)E(0;0;1), H(0;1;1)H(0;1;1). La droite (AB)(AB) a pour vecteur directeur (1;0;0)(1;0;0) et la droite (EH)(EH) a pour vecteur directeur (0;1;0)(0;1;0) : ces deux directions ne sont pas colinéaires. Or les points de (AB)(AB) s'écrivent (t;0;0)(t;0;0) et ceux de (EH)(EH) s'écrivent (0;s;1)(0;s;1) : une intersection exigerait 0=10=1 sur la troisième coordonnée, ce qui est impossible. Les droites (AB)(AB) et (EH)(EH) ne sont donc pas coplanaires.

Bases et repères de l'espace

Base, décomposition, repère

On dit que trois vecteurs u⃗,v⃗,w⃗\vec u,\vec v,\vec w forment une base de l'espace lorsqu'ils ne sont pas coplanaires. Tout vecteur V⃗\vec V s'écrit alors de façon unique comme combinaison linéaire de u⃗,v⃗,w⃗\vec u,\vec v,\vec w : V⃗=xu⃗+yv⃗+zw⃗\vec V=x\vec u+y\vec v+z\vec w, où (x;y;z)(x;y;z) sont les coordonnées de V⃗\vec V dans cette base.

Exemple. Soit la base u⃗(1;0;0)\vec u(1;0;0), v⃗(1;1;0)\vec v(1;1;0), w⃗(1;1;1)\vec w(1;1;1) (non coplanaires) et V⃗(4;3;5)\vec V(4;3;5). Chercher (x;y;z)(x;y;z) tels que V⃗=xu⃗+yv⃗+zw⃗\vec V=x\vec u+y\vec v+z\vec w revient à résoudre x+y+z=4x+y+z=4, y+z=3y+z=3, z=5z=5, d'où z=5z=5, y=3−5=−2y=3-5=-2, x=4−(−2)−5=1x=4-(-2)-5=1. On vérifie : 1×(1;0;0)+(−2)×(1;1;0)+5×(1;1;1)=(1−2+5 ; −2+5 ; 5)=(4;3;5)1\times(1;0;0)+(-2)\times(1;1;0)+5\times(1;1;1) = (1-2+5\,;\,-2+5\,;\,5) = (4;3;5).

Un repère (O;u⃗;v⃗;w⃗)(O;\vec u;\vec v;\vec w) est la donnée d'un point origine OO et d'une base. Pour tout point MM, il existe un unique triplet (x;y;z)(x;y;z) tel que OM→=xu⃗+yv⃗+zw⃗\overrightarrow{OM}=x\vec u+y\vec v+z\vec w : ce sont les coordonnées de MM dans le repère.

Base orthonormée, repère orthonormé

Une base orthonormée est un triplet (i⃗,j⃗,k⃗)(\vec i,\vec j,\vec k) de vecteurs deux à deux orthogonaux et de norme 11 : ∥i⃗∥=∥j⃗∥=∥k⃗∥=1\|\vec i\|=\|\vec j\|=\|\vec k\|=1 et i⃗⋅j⃗=j⃗⋅k⃗=i⃗⋅k⃗=0\vec i\cdot\vec j=\vec j\cdot\vec k=\vec i\cdot\vec k=0. Un repère est dit orthonormé lorsque sa base l'est : c'est le cadre par défaut pour calculer distances et produits scalaires à l'aide de coordonnées.

Produit scalaire et orthogonalité dans l'espace

Définition et propriétés

Pour u⃗=AB→\vec u=\overrightarrow{AB} et v⃗=AC→\vec v=\overrightarrow{AC}, le produit scalaire u⃗⋅v⃗\vec u\cdot\vec v est celui calculé dans le plan contenant A,B,CA,B,C, au sens déjà connu dans le plan : u⃗⋅v⃗=∥u⃗∥×∥v⃗∥×cos⁡(u⃗,v⃗)\vec u\cdot\vec v = \|\vec u\|\times\|\vec v\|\times\cos(\vec u,\vec v) si u⃗,v⃗\vec u,\vec v sont non nuls, et 00 sinon.

Exemple. Si AB=5AB=5, AC=8AC=8 et (AB→,AC→)=2π3(\overrightarrow{AB},\overrightarrow{AC})=\dfrac{2\pi}{3}, alors AB→⋅AC→=5×8×cos⁡2π3=40×(−12)=−20\overrightarrow{AB}\cdot\overrightarrow{AC}=5\times8\times\cos\dfrac{2\pi}{3} = 40\times\left(-\dfrac12\right)=-20.

Comme dans le plan, ce produit scalaire reste symétrique (u⃗⋅v⃗=v⃗⋅u⃗\vec u\cdot\vec v=\vec v\cdot\vec u) et bilinéaire : (u⃗+λv⃗)⋅w⃗=u⃗⋅w⃗+λ(v⃗⋅w⃗)(\vec u+\lambda\vec v)\cdot\vec w = \vec u\cdot\vec w+\lambda(\vec v\cdot\vec w).

En coordonnées : norme et distance

Dans un repère orthonormé, pour u⃗(x;y;z)\vec u(x;y;z) et v⃗(x′;y′;z′)\vec v(x';y';z') : u⃗⋅v⃗=xx′+yy′+zz′\vec u\cdot\vec v = xx'+yy'+zz', d'où ∥u⃗∥=x2+y2+z2\|\vec u\|=\sqrt{x^2+y^2+z^2} et, pour A(xA;yA;zA)A(x_A;y_A;z_A), B(xB;yB;zB)B(x_B;y_B;z_B) :

AB=(xB−xA)2+(yB−yA)2+(zB−zA)2AB = \sqrt{(x_B-x_A)^2+(y_B-y_A)^2+(z_B-z_A)^2}

Exemple. Pour u⃗(1;2;2)\vec u(1;2;2) et v⃗(2;−2;1)\vec v(2;-2;1) : u⃗⋅v⃗=1×2+2×(−2)+2×1=2−4+2=0\vec u\cdot\vec v = 1\times2+2\times(-2)+2\times1=2-4+2=0 (les vecteurs sont orthogonaux), et ∥u⃗∥=1+4+4=3\|\vec u\|=\sqrt{1+4+4}=3. Pour A(1;2;3)A(1;2;3) et B(4;6;15)B(4;6;15) : AB=32+42+122=9+16+144=169=13AB=\sqrt{3^2+4^2+12^2}=\sqrt{9+16+144}=\sqrt{169}=13.

En développant ∥u⃗+v⃗∥2\|\vec u+\vec v\|^2 comme dans le plan, on obtient les formules de polarisation :

u⃗⋅v⃗=12(∥u⃗+v⃗∥2−∥u⃗∥2−∥v⃗∥2)=12(∥u⃗∥2+∥v⃗∥2−∥u⃗−v⃗∥2)\vec u\cdot\vec v = \frac12\Big(\|\vec u+\vec v\|^2-\|\vec u\|^2-\|\vec v\|^2\Big) = \frac12\Big(\|\vec u\|^2+\|\vec v\|^2-\|\vec u-\vec v\|^2\Big)

Orthogonalité de droites, droite et plan

Deux vecteurs non nuls sont orthogonaux lorsque les droites qui les dirigent sont perpendiculaires ; par convention, le vecteur nul est orthogonal à tout vecteur. Deux droites de vecteurs directeurs u⃗,u⃗′\vec u,\vec u' sont orthogonales si et seulement si u⃗⋅u⃗′=0\vec u\cdot\vec u'=0 — si elles sont sécantes, on parle de droites perpendiculaires ; sinon, d'orthogonales non coplanaires.

Exemple. Reprenons le cube précédent : (AB)(AB) a pour direction (1;0;0)(1;0;0) et (EH)(EH) a pour direction (0;1;0)(0;1;0). Leur produit scalaire est 1×0+0×1+0×0=01\times0+0\times1+0\times0=0 : les droites (AB)(AB) et (EH)(EH) sont orthogonales — et, comme on a vu qu'elles ne sont pas coplanaires, elles ne sont pas perpendiculaires.

Une droite dd de vecteur directeur u⃗\vec u est orthogonale à un plan PP dès que u⃗\vec u est orthogonal aux deux vecteurs, non colinéaires, qui dirigent PP (il suffit de vérifier l'orthogonalité avec ce seul couple, pas avec tous les vecteurs du plan). En notant v⃗,w⃗\vec v,\vec w ce couple directeur de PP :

d⊥P  ⟺  u⃗⋅v⃗=0 et u⃗⋅w⃗=0d \perp P \iff \vec u\cdot\vec v=0 \text{ et } \vec u\cdot\vec w=0

Exemple. Pour PP dirigé par v⃗(1;0;0)\vec v(1;0;0) et w⃗(0;1;0)\vec w(0;1;0) (le plan z=0z=0) et dd de vecteur directeur n⃗(0;0;1)\vec n(0;0;1) : n⃗⋅v⃗=0\vec n\cdot\vec v=0 et n⃗⋅w⃗=0\vec n\cdot\vec w=0, donc dd est orthogonale à PP.

Vecteur normal, projeté orthogonal, distances

On appelle vecteur normal à un plan PP tout vecteur directeur d'une droite orthogonale à PP. L'ensemble des points MM tels que AM→⋅n⃗=0\overrightarrow{AM}\cdot\vec n=0 est alors le plan passant par AA et de vecteur normal n⃗\vec n.

Exemple. Reprenons n⃗(0;0;1)\vec n(0;0;1), normal au plan z=0z=0 passant par O(0;0;0)O(0;0;0) : pour M(x;y;z)M(x;y;z), OM→⋅n⃗=z\overrightarrow{OM}\cdot\vec n = z, donc OM→⋅n⃗=0  ⟺  z=0\overrightarrow{OM}\cdot\vec n=0 \iff z=0 : on retrouve bien l'équation du plan.

Le projeté orthogonal de MM sur une droite dd (ou sur un plan PP) est le point d'intersection de dd (ou PP) avec la perpendiculaire à dd (ou à PP) passant par MM ; c'est le point de dd (ou PP) le plus proche de MM, et MHMH est alors la distance de MM à dd (ou à PP).

Exemple. Le projeté orthogonal de M(3;5;7)M(3;5;7) sur le plan z=0z=0 est H(3;5;0)H(3;5;0) : la distance de MM à ce plan vaut MH=7MH=7.

Plan médiateur. Pour A,BA,B distincts, de milieu II, le plan médiateur de [AB][AB] est le plan passant par II et de vecteur normal AB→\overrightarrow{AB} ; c'est l'ensemble des points équidistants de AA et BB.

Exemple. Pour A(0;0;0)A(0;0;0) et B(4;0;0)B(4;0;0), le plan médiateur est le plan d'équation x=2x=2. Pour M(2;5;7)M(2;5;7) : MA=22+52+72=78MA=\sqrt{2^2+5^2+7^2}=\sqrt{78} et MB=(2−4)2+52+72=78MB=\sqrt{(2-4)^2+5^2+7^2}=\sqrt{78} : on a bien MA=MBMA=MB.

Représentations paramétriques et équations cartésiennes

Représentation paramétrique d'une droite

Pour Δ\Delta passant par A(xA;yA;zA)A(x_A;y_A;z_A) et de vecteur directeur u⃗(a;b;c)\vec u(a;b;c) : M(x;y;z)∈Δ  ⟺  ∃ t∈R, AM→=tu⃗M(x;y;z)\in\Delta \iff \exists\,t\in\mathbb R,\ \overrightarrow{AM}=t\vec u, ce qui donne la représentation paramétrique :

{x=xA+aty=yA+btz=zA+ctt∈R\begin{cases} x=x_A+at \\ y=y_A+bt \\ z=z_A+ct \end{cases} \quad t\in\mathbb R

Exemple. Pour A(2;−1;3)A(2;-1;3) et u⃗(1;−2;4)\vec u(1;-2;4) : {x=2+ty=−1−2tz=3+4t\begin{cases} x=2+t \\ y=-1-2t \\ z=3+4t \end{cases}. Le point C(4;−5;11)C(4;-5;11) appartient à cette droite : x=4x=4 donne t=2t=2, et l'on vérifie y=−1−2×2=−5y=-1-2\times2=-5 et z=3+4×2=11z=3+4\times2=11 — les trois équations donnent la même valeur t=2t=2. En revanche D(4;−5;10)D(4;-5;10) n'y appartient pas : t=2t=2 donne bien y=−5y=-5, mais z=3+4×2=11≠10z=3+4\times2=11\neq10.

Pour comparer deux droites, on compare d'abord leurs vecteurs directeurs. S'ils ne sont pas colinéaires, on résout le système obtenu en égalant les deux représentations (avec des paramètres distincts) : une solution signifie que les droites sont sécantes, aucune solution qu'elles sont non coplanaires. S'ils sont colinéaires, les droites sont parallèles : confondues si un point de l'une appartient à l'autre, strictement parallèles sinon.

Exemple. La droite d′d' passant par A′(3;−3;7)A'(3;-3;7), de vecteur directeur u⃗′(2;−4;8)=2u⃗\vec u'(2;-4;8)=2\vec u, est colinéaire à dd. Le point A(2;−1;3)A(2;-1;3) de dd vérifie-t-il une représentation paramétrique de d′d' ? Avec x=2=3+2sx=2=3+2s, on trouve s=−12s=-\frac12, et l'on vérifie y=−3−4×(−12)=−1y=-3-4\times\left(-\frac12\right)=-1 et z=7+8×(−12)=3z=7+8\times\left(-\frac12\right)=3 : les trois coordonnées de AA correspondent à la même valeur s=−12s=-\frac12. Les droites dd et d′d' sont donc confondues.

Équation cartésienne d'un plan

Un plan de vecteur normal n⃗(a;b;c)\vec n(a;b;c) non nul admet une équation ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0 ; réciproquement, un tel ensemble de points, pour (a;b;c)≠(0;0;0)(a;b;c)\neq(0;0;0), est un plan de vecteur normal n⃗(a;b;c)\vec n(a;b;c).

Exemple. Pour A(1;4;−2)A(1;4;-2) et n⃗(2;−1;3)\vec n(2;-1;3) : 2(x−1)−(y−4)+3(z+2)=0  ⟺  2x−2−y+4+3z+6=0  ⟺  2x−y+3z+8=02(x-1)-(y-4)+3(z+2)=0 \iff 2x-2-y+4+3z+6=0 \iff 2x-y+3z+8=0.

Réciproquement, si un plan a pour équation ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0, alors n⃗(a;b;c)\vec n(a;b;c) en est un vecteur normal. Pour trouver un vecteur normal à un plan (ABC)(ABC), on cherche n⃗\vec n orthogonal à la fois à AB→\overrightarrow{AB} et à AC→\overrightarrow{AC}.

Exemple. Pour A(1;0;0)A(1;0;0), B(0;1;0)B(0;1;0), C(0;0;1)C(0;0;1) : AB→(−1;1;0)\overrightarrow{AB}(-1;1;0) et AC→(−1;0;1)\overrightarrow{AC}(-1;0;1). On cherche n⃗(a;b;c)\vec n(a;b;c) tel que −a+b=0-a+b=0 et −a+c=0-a+c=0 : en prenant a=1a=1, il vient n⃗(1;1;1)\vec n(1;1;1). Une équation du plan (ABC)(ABC) est donc x+y+z+d=0x+y+z+d=0 avec, pour AA : 1+0+0+d=01+0+0+d=0, soit d=−1d=-1 ; l'équation est x+y+z−1=0x+y+z-1=0.

Distance d'un point à un plan

Propriété. Pour PP d'équation ax+by+cz+d=0ax+by+cz+d=0 et A(xA;yA;zA)A(x_A;y_A;z_A) :

d(A,P)=∣axA+byA+czA+d∣a2+b2+c2d(A,P) = \frac{|ax_A+by_A+cz_A+d|}{\sqrt{a^2+b^2+c^2}}

Exemple. Pour P:2x+3y+6z−14=0P: 2x+3y+6z-14=0 (donc 22+32+62=49=7\sqrt{2^2+3^2+6^2}=\sqrt{49}=7) et M(1;1;1)M(1;1;1) : d(M,P)=∣2+3+6−14∣7=37d(M,P) = \dfrac{|2+3+6-14|}{7} = \dfrac{3}{7}.

Traduire un problème par un système linéaire

De nombreux problèmes de géométrie repérée dans l'espace se ramènent à la résolution d'un système d'équations linéaires : décider si trois vecteurs forment une base (aucun n'est combinaison linéaire des deux autres), calculer les coordonnées d'un vecteur dans une base, étudier l'intersection d'une droite et d'un plan (en substituant la représentation paramétrique de la droite dans l'équation du plan) ou de deux plans (en résolvant leurs deux équations cartésiennes simultanément).