Ce sujet reformule l'épreuve de Mathématiques du concours Geipi Polytech (session du mercredi 4 mai 2022), obligatoire pour tout candidat (durée conseillée : 2 des 3 heures de l'épreuve complète, le reste étant consacré à la spécialité choisie). Calculatrice autorisée, aucun document. Trois exercices notés respectivement sur 29, 26 et 25 points. Pour les QCM, une seule bonne réponse était attendue sans justification dans l'épreuve d'origine (sauf mention contraire) ; une réponse fausse pouvait pénaliser une réponse correcte associée. Nous vous invitons ici à justifier chaque choix.
Exercice 1 — QCM (29 points)
Les questions sont indépendantes. a et b désignent des réels, le plan est muni du repère orthonormé R=(O,,).
Fonctions.
Pour a,b>0, que vaut ln(a+b) ? A) ln(a)×ln(b) — B) ln(a)+ln(b) — C) ln(a)+ln(1+ab).
Sur quel ensemble peut-on calculer ln(x2−1) ? A) ]0;+∞[ — B) ]−1;1[ — C) ]−∞;−1[∪]1;+∞[ — D) ]e−1;+∞[.
Soient f,g définies sur ]−∞;a[∪]a;+∞[ avec limx→af(x)=+∞ et limx→ag(x)=0+. Que peut-on affirmer ? A) limx→ag(x)f(x)=0+ — B) limx→ag(x)f(x)=+∞ — C) limx→af(x)g(x)=0+ — D) limx→af(x)g(x)=+∞.
Si f est définie sur ]a;+∞[ avec limx→a+f(x)=+∞, alors : A) Cf admet une asymptote horizontale — B) Cf admet une asymptote verticale — C) f est décroissante sur ]a;+∞[.
f dérivable sur R vérifie f(1)=3 et, pour tout x, f′(x)+2f(x)=4. Que vaut f′(1) ? (A) −2 (B) 10 (C) 1. Donner ensuite une équation de la tangente à Cf au point d'abscisse 1 parmi : D) y=−2x+3 — E) y=10x+3 — F) y=x+2 — G) y=−2x+5.
f dérivable sur ]a;b[∋c, avec tangente horizontale à Cf en c. Que peut-on affirmer ? A) f(c)=0 — B) f admet en c un extremum local — C) f(x)=c a une unique solution sur ]a;b[ — D) f′(c)=0.
f continue sur [a;b]. Quelles propositions sont vraies ? A) Si f(a)f(b)>0, f s'annule sur [a;b] — B) Si c∈]a;b[, f(c) est compris entre f(a) et f(b) — C) Si k est compris entre f(a) et f(b), l'équation f(x)=k a au moins une solution sur [a;b].
f deux fois dérivable sur [a;b], de courbe Cf, avec A(a;f(a)) et B(b;f(b)). On suppose f′′>0 sur [a;b]. Quelles propositions sont vraies ? A) f est croissante sur [a;b] — B) f′ est croissante sur [a;b] — C) f est convexe sur [a;b] — D) Cf est en dessous du segment [AB].
Suites numériques.
Soit (un) arithmétique avec u1=0 et u10=10. A) sa raison vaut 1 — B) u19=20 — C) elle converge — D) u1+u2+⋯+u10=50.
Soit (un) définie pour tout n∈N par un=5−(45)n. A) géométrique de raison 45 — B) arithmétique de raison 45 — C) décroissante — D) limn→+∞un=5.
Probabilités. (Ω univers, P probabilité sur Ω)
Pour A,B événements quelconques, P(A∩B)= ? A) P(A)×P(B) — B) P(A)+P(B) — C) P(A∪B)−P(A∩B)−P(A∩B) — D) P(A)+P(B)−P(A∪B).
X prend ses valeurs dans {0,1,10}, avec P(X=0)=21 et P(X=10)=61. A) P(X=1)=32 — B) P(X=1)=31 — C) E(X)=2 — D) E(X)=311.
Géométrie dans le plan.
a,b réels non nuls, A(a;a), B(a;−a), C(−a;b), D(−a;0). A) (AB) et (DC) sont sécantes — B) elles sont parallèles — C) ABCD est un parallélogramme ssi b=2a — D) ABCD est un parallélogramme ssi b=−2a.
Exercice 2 — Un bâtiment (26 points)
On modélise un petit bâtiment dont la dalle (au sol) est le polygone A0B0C0D0E0F0G0, et la toiture deux pans plans P1=(H1D1E1) et P2=(C1D1H1). Les façades A0B0B1A1 et G0F0F1G1 sont rectangulaires, contenues dans des plans parallèles P3 et P4 ; tous les plans des façades sont orthogonaux au plan de la dalle.
Première partie (résultats admissibles pour la suite).
Justifier que (A0B0) et (F0G0) sont parallèles.
Justifier que (D1H1) est parallèle à (A1B1) et (F1G1).
Deuxième partie. Dans le repère orthonormé (O,,,k) : A0(−10;−12;0), B0(−8;−12;0), C0(2;−2;0), D0(0;0;0), E0(2;2;0), F0(−4;8;0), G0(−10;8;0), C1(2;−2;7), D1(0;0;8), E1(2;2;7), H1(−10;0;8).
Donner les coordonnées de D1H1 et D1E1.
Montrer que n1(0;1;2) est normal au plan P1.
En déduire une équation cartésienne de P1.
Le point F1 a pour coordonnées (−4;8;z1) et appartient au pan de toit P1. Déterminer z1.
En déduire la longueur F0F1.
La façade arrière (plan x=−10) contient H1, et G1 (situé à la verticale de G0, sur le même pan de toit P1). Soit J le point d'intersection de la verticale issue de H1 et de l'horizontale issue de G1 ; la pente du toit est la mesure α de l'angle JG1H1.
Déterminer tanα.
Dans cette région, la pente d'un toit doit être comprise entre 33° et 45°. La toiture respecte-t-elle cette norme ?
On admet qu'une équation de P2 est y−2z+16=0. Vérifier qu'une équation du plan (B0C0C1) est x−y−4=0.
En déduire une représentation paramétrique de la droite (B1C1).
On admet qu'une représentation paramétrique de (A1H1) est ⎩⎨⎧x=−10y=2kz=8+k, k∈R, et que (A1H1) et (B1C1) sont sécantes.
On souhaite prolonger le pan de toit (A1B1C1D1H1) jusqu'au sol (plan de la dalle). Est-ce possible ? Justifier.
Exercice 3 — Étude d'une fonction (25 points)
On considère f(x)=−(1+x2)e−x pour tout réel x, de courbe représentative Cf dans un repère orthonormé (O,,).
Donner limx→−∞f(x) (sans justification).
Déterminer limx→+∞f(x) (avec justification).
En déduire que Cf admet une asymptote Δ en +∞. Donner son équation et la position de Cf par rapport à Δ.
Déterminer les réels a,b tels que, pour tout réel x, f′(x)=(ax+b)2e−x.
Donner l'ensemble E des solutions de f′(x)=0.
Dresser le tableau de variations de f sur R.
Soient A et B les points de Cf d'abscisses respectives 1 et 0. Donner, sans justification, des équations des tangentes TA et TB à Cf en ces points.
En s'appuyant sur les résultats précédents (asymptote, sens de variation, tangentes TA et TB), décrire l'allure de la courbe Cf : est-elle toujours en dessous, toujours au-dessus, ou tantôt en dessous tantôt au-dessus de sa tangente TB au voisinage de B ?
Justifier que l'équation f(x)=−3 admet une unique solution dans [−1;0].
QCM — algorithme. On considère : a←−1 ; b←0 ; tant que ∣b−a∣>0,3 : x←2a+b ; si g(a)g(x)>0 alors a←x sinon b←x ; fin tant que ; x←2a+b ; afficher x — appliqué à g(x)=f(x)+3 sur [−1;0]. Quelle valeur affiche l'algorithme ?
A) −0,75 — B) −0,5 — C) −0,625 — D) −1.
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