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Baccalauréat — Nouvelle-Calédonie J2 — 2025 — Mathématiques

Bac Maths 2025 — Nouvelle-Calédonie — Sujet 2

Sujet

Sujet officiel du baccalauréat général, épreuve d'enseignement de spécialité mathématiques, session de Nouvelle-Calédonie (jour 2), 21 novembre 2025. Durée 4 heures ; l'usage de la calculatrice avec mode examen actif est autorisé, ainsi que celui d'une calculatrice sans mémoire « type collège ». 4 exercices indépendants, notés respectivement 4, 6, 5 et 5 points, soit 20 points au total.

Exercice 1 — Vrai ou faux : autour d'un cube (4 points)

Pour chacune des quatre affirmations suivantes, indiquer si elle est vraie ou fausse, en justifiant la réponse. Une réponse non justifiée n'est pas prise en compte ; une absence de réponse n'est pas pénalisée.

On considère un cube ABCDEFGH\mathrm{ABCDEFGH} d'arête 11, dont ABCD\mathrm{ABCD} est la face inférieure et EFGH\mathrm{EFGH} la face supérieure, les sommets E\mathrm{E}, F\mathrm{F}, G\mathrm{G} et H\mathrm{H} étant situés respectivement au-dessus de A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} et D\mathrm{D}. On considère le point I\mathrm{I} défini par FI→=13 FB→\overrightarrow{\mathrm{FI}} = \dfrac13\,\overrightarrow{\mathrm{FB}} : il est sur l'arête [FB][\mathrm{FB}], au tiers de sa longueur en partant de F\mathrm{F}.

On pourra se placer dans le repère orthonormé (A ;AB→,AD→,AE→)\left(\mathrm{A}\,;\overrightarrow{\mathrm{AB}},\overrightarrow{\mathrm{AD}},\overrightarrow{\mathrm{AE}}\right).

1. On considère le triangle HAC\mathrm{HAC}.

Affirmation 1 : le triangle HAC\mathrm{HAC} est un triangle rectangle.

2. On considère les droites (HF)(\mathrm{HF}) et (DI)(\mathrm{DI}).

Affirmation 2 : les droites (HF)(\mathrm{HF}) et (DI)(\mathrm{DI}) sont sécantes.

3. On considère un réel α\alpha appartenant à l'intervalle ]0 ;π[]0\,;\pi[, et le vecteur u⃗\vec{u} de coordonnées (sin⁡(α) ;sin⁡(π−α) ;sin⁡(−α))\left(\sin(\alpha)\,;\sin(\pi - \alpha)\,;\sin(-\alpha)\right).

Affirmation 3 : le vecteur u⃗\vec{u} est un vecteur normal au plan (FAC)(\mathrm{FAC}).

4. Le cube possède 88 sommets. On s'intéresse au nombre NN de segments que l'on peut construire en reliant deux sommets distincts quelconques du cube.

Affirmation 4 : N=822N = \dfrac{8^2}{2}.

Exercice 2 — Trois zones et deux jeux de fléchettes (6 points)

Dans un repère orthonormé (O ;I,J)(\mathrm{O}\,;\mathrm{I},\mathrm{J}), on considère le carré OIKJ\mathrm{OIKJ} de côté 11, où K\mathrm{K} est le point de coordonnées (1 ;1)(1\,;1). On y trace la droite d'équation y=xy = x (la diagonale [OK][\mathrm{OK}]) et la parabole d'équation y=x2y = x^2, qui relie elle aussi O\mathrm{O} à K\mathrm{K}. Le carré est ainsi partagé en trois zones :

  • la zone 1, située au-dessus de la diagonale : c'est le triangle OKJ\mathrm{OKJ} ;
  • la zone 2, située sous la parabole, entre celle-ci, l'axe des abscisses et la droite d'équation x=1x = 1 ;
  • la zone 3, comprise entre la parabole (en dessous) et la diagonale (au-dessus).

Les parties B et C peuvent être traitées indépendamment l'une de l'autre.

Partie A

Démontrer les résultats figurant dans le tableau ci-dessous.

ZoneZone 1Zone 2Zone 3
Aire12\dfrac1213\dfrac1316\dfrac16

Partie B : un premier jeu

Un joueur lance une fléchette sur le carré. On admet que la probabilité qu'elle tombe sur une zone est égale à l'aire de cette zone ; ainsi, la probabilité que la fléchette tombe sur la zone 3 est 16\dfrac16.

  • Si la fléchette tombe sur la zone 3, le joueur lance une pièce équilibrée : s'il obtient PILE, il gagne ; sinon, il perd.
  • Si la fléchette tombe sur une autre zone, le joueur lance un dé équilibré à six faces : s'il obtient 66, il gagne ; sinon, il perd.

On note les évènements :

  • TT : « la fléchette tombe sur la zone 3 » ;
  • GG : « le joueur gagne ».

1. Représenter la situation par un arbre pondéré.

2. Démontrer que la probabilité de l'évènement GG est égale à 29\dfrac29.

3. On sait que le joueur a gagné. Quelle est la probabilité que la fléchette soit tombée sur la zone 3 ?

Partie C : un second jeu

Un joueur, appelé joueur n° 1, lance une fléchette sur le carré. Comme dans la partie B, la probabilité que la fléchette tombe sur une zone est égale à l'aire de cette zone. Le joueur gagne une somme égale, en euros, au numéro de la zone : par exemple, si la fléchette tombe sur la zone 3, il gagne 33 euros.

On note X1X_1 la variable aléatoire donnant le gain du joueur n° 1, et E(X1)\mathrm{E}(X_1) et V(X1)\mathrm{V}(X_1) son espérance et sa variance.

1. a. Calculer E(X1)\mathrm{E}(X_1).

b. Montrer que V(X1)=59\mathrm{V}(X_1) = \dfrac59.

2. Un joueur n° 2 et un joueur n° 3 jouent à leur tour, dans les mêmes conditions que le joueur n° 1. On admet que les parties de ces trois joueurs sont indépendantes. On note X2X_2 et X3X_3 les gains des joueurs n° 2 et n° 3, et Y=X1+X2+X3Y = X_1 + X_2 + X_3.

a. Déterminer la probabilité que Y=9Y = 9.

b. Calculer E(Y)\mathrm{E}(Y).

c. Justifier que V(Y)=53\mathrm{V}(Y) = \dfrac53.

Exercice 3 — Une suite et son point fixe (5 points)

On considère la fonction ff définie pour tout réel xx par

f(x)=ln⁡(ex2+2).f(x) = \ln\left(\mathrm{e}^{\frac{x}{2}} + 2\right).

On admet que ff est dérivable sur R\mathbb{R}. On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=ln⁡(9)u_0 = \ln(9) et, pour tout entier naturel nn, un+1=f(un)u_{n+1} = f\left(u_n\right).

1. Montrer que la fonction ff est strictement croissante sur R\mathbb{R}.

2. Montrer que f(2ln⁡(2))=2ln⁡(2)f\left(2\ln(2)\right) = 2\ln(2).

3. Montrer que u1=ln⁡(5)u_1 = \ln(5).

4. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn,

2ln⁡(2)⩽un+1⩽un.2\ln(2) \leqslant u_{n+1} \leqslant u_n.

5. En déduire que la suite (un)(u_n) converge.

6. a. Résoudre dans R\mathbb{R} l'équation X2−X−2=0X^2 - X - 2 = 0.

b. En déduire l'ensemble des solutions dans R\mathbb{R} de l'équation ex−ex2−2=0\mathrm{e}^{x} - \mathrm{e}^{\frac{x}{2}} - 2 = 0.

c. En déduire l'ensemble des solutions dans R\mathbb{R} de l'équation f(x)=xf(x) = x.

d. Déterminer la limite de la suite (un)(u_n).

Exercice 4 — La distance de l'origine à la courbe du logarithme (5 points)

On considère la fonction ff définie sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par

f(x)=ln⁡(x)x2+1,f(x) = \dfrac{\ln(x)}{x^2} + 1,

et on note Cf\mathcal{C}_f sa courbe représentative dans un repère orthonormé. On admet que ff est dérivable sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, et on note f′f' sa fonction dérivée.

1. Déterminer les limites de la fonction ff en 00 et en +∞+\infty. En déduire les éventuelles asymptotes à la courbe Cf\mathcal{C}_f.

2. Montrer que, pour tout réel xx de l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[,

f′(x)=1−2ln⁡(x)x3.f'(x) = \dfrac{1 - 2\ln(x)}{x^3}.

3. En déduire le tableau de variations de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.

4. a. Montrer que l'équation f(x)=0f(x) = 0 possède une unique solution, notée α\alpha, sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.

b. Donner un encadrement du réel α\alpha d'amplitude 0,010{,}01.

c. En déduire le signe de la fonction ff sur l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[.

5. On considère la fonction gg définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par g(x)=ln⁡(x)g(x) = \ln(x), et on note Cg\mathcal{C}_g sa courbe représentative dans un repère orthonormé d'origine O\mathrm{O}. Soit xx un réel strictement positif, et M\mathrm{M} le point de Cg\mathcal{C}_g d'abscisse xx. On note OM\mathrm{OM} la distance entre les points O\mathrm{O} et M\mathrm{M}.

a. Exprimer OM2\mathrm{OM}^2 en fonction du réel xx.

b. Montrer que, lorsque xx parcourt l'intervalle ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, la quantité OM2\mathrm{OM}^2 admet un minimum en α\alpha.

c. La valeur minimale de la distance OM\mathrm{OM}, lorsque xx parcourt ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[, est appelée distance du point O\mathrm{O} à la courbe Cg\mathcal{C}_g ; on la note dd. Exprimer dd à l'aide de α\alpha.

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Sujet officiel du baccalauréat. Transcription LaTeX APMEP (apmep.fr), sous licence CC BY-SA. Corrigé rédigé pour ce site.