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Baccalauréat — Métropole (septembre) J2 — 2025 — Mathématiques

Bac Maths 2025 — Métropole septembre — Sujet 2

Sujet

Sujet officiel du baccalauréat général, épreuve d'enseignement de spécialité mathématiques, session de remplacement de métropole (sujet 2, jour 2), 10 septembre 2025. Durée 4 heures, calculatrice autorisée. 4 exercices indépendants, notés respectivement 6, 5, 4 et 5 points, soit 20 points au total.

Exercice 1 — Deux modèles pour El Niño (6 points)

El Niño est un phénomène océanique à grande échelle du Pacifique équatorial, qui affecte le régime des vents, la température de la mer et les précipitations sur l'ensemble du globe. Certaines années, ce phénomène est dit « dominant ». Les scientifiques cherchent à modéliser son apparition.

Dans cet exercice, les parties A et B sont indépendantes.

Partie A : premier modèle

À partir d'un échantillon de données, on retient une première modélisation :

  • chaque année, la probabilité que le phénomène El Niño soit dominant est égale à 0,40{,}4 ;
  • la survenue du phénomène est indépendante d'une année sur l'autre.

On note XX la variable aléatoire qui, sur une période de 1010 ans, compte le nombre d'années où El Niño est dominant.

1. Justifier que XX suit une loi binomiale et préciser ses paramètres.

2. a. Calculer la probabilité que, sur une période de 1010 ans, le phénomène El Niño soit dominant exactement 22 années.

b. Calculer P(X⩽2)P(X \leqslant 2). Que signifie ce résultat dans le contexte de l'exercice ?

3. Calculer E(X)\mathrm{E}(X). Interpréter ce résultat.

Partie B : second modèle

Après l'étude d'un recueil de données plus important, portant sur les 5050 dernières années, une autre modélisation paraît plus pertinente :

  • si le phénomène El Niño est dominant une année, la probabilité qu'il le soit encore l'année suivante est 0,50{,}5 ;
  • en revanche, s'il n'est pas dominant une année, la probabilité qu'il soit dominant l'année suivante est 0,30{,}3.

L'année de référence est 20232023. Pour tout entier naturel nn, on note :

  • EnE_n l'évènement « le phénomène El Niño est dominant l'année 2023+n2023 + n » ;
  • pnp_n la probabilité de l'évènement EnE_n.

En 20232023, El Niño n'était pas dominant : on a ainsi p0=0p_0 = 0.

1. Soit nn un entier naturel. Recopier et compléter l'arbre pondéré de la situation. Cet arbre part d'un nœud initial d'où sortent deux branches, menant à EnE_n et à En‾\overline{E_n} ; seule la branche menant à EnE_n porte déjà sa probabilité, pnp_n. De chacun de ces nœuds sortent ensuite deux branches menant à En+1E_{n+1} et à En+1‾\overline{E_{n+1}}, dont les probabilités sont à compléter.

2. Justifier que p1=0,3p_1 = 0{,}3.

3. En s'aidant de l'arbre, montrer que, pour tout entier naturel nn,

pn+1=0,2 pn+0,3.p_{n+1} = 0{,}2\,p_n + 0{,}3.

On cherche à prévoir l'évolution de l'apparition du phénomène El Niño.

4. a. Conjecturer les variations et la limite éventuelle de la suite (pn)(p_n).

b. Montrer par récurrence que, pour tout entier naturel nn, pn⩽38p_n \leqslant \dfrac38.

c. Déterminer le sens de variation de la suite (pn)(p_n).

d. En déduire que la suite (pn)(p_n) converge.

On cherche à déterminer la limite de la suite (pn)(p_n).

5. Soit (un)(u_n) la suite définie, pour tout entier naturel nn, par un=pn−38u_n = p_n - \dfrac38.

a. Montrer que la suite (un)(u_n) est géométrique de raison 0,20{,}2, et préciser son premier terme.

b. Montrer que, pour tout entier naturel nn,

pn=38(1−0,2n).p_n = \dfrac38\left(1 - 0{,}2^{n}\right).

c. Calculer la limite de la suite (pn)(p_n).

d. Interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.

Exercice 2 — Juste ou faux (5 points)

Pour chacune des affirmations suivantes, indiquer si elle est juste ou fausse. Chaque réponse doit être justifiée : une réponse non justifiée ne rapporte aucun point.

1. Dans une classe de 2424 élèves, il y a 1414 filles et 1010 garçons.

Affirmation 1 : il est possible de constituer 272272 groupes différents de quatre élèves composés de deux filles et deux garçons.

2. Soit ff la fonction définie sur R\mathbb{R} par f(x)=3sin⁡(2x+π)f(x) = 3\sin(2x + \pi), et CC sa courbe représentative dans un repère.

Affirmation 2 : une équation de la tangente à CC au point d'abscisse π2\dfrac{\pi}{2} est y=6x−3πy = 6x - 3\pi.

3. On considère la fonction FF définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par F(x)=(2x+1)ln⁡(x)F(x) = (2x + 1)\ln(x).

Affirmation 3 : la fonction FF est une primitive de la fonction ff définie sur ]0 ;+∞[]0\,;+\infty[ par f(x)=2xf(x) = \dfrac{2}{x}.

4. On considère la fonction gg définie sur R\mathbb{R} par g(t)=45 e0,06 t+20g(t) = 45\,\mathrm{e}^{0,06\,t} + 20.

Affirmation 4 : la fonction gg est l'unique solution de l'équation différentielle (E1) : y′+0,06 y=1,2(\mathrm{E}_1) \ : \ y' + 0{,}06\,y = 1{,}2 vérifiant g(0)=65g(0) = 65.

5. On considère l'équation différentielle

(E2) :y′−y=3 e0,4 x,(\mathrm{E}_2) \ : \quad y' - y = 3\,\mathrm{e}^{0,4\,x},

où yy est une fonction positive de la variable réelle xx, définie et dérivable sur R\mathbb{R}, et y′y' sa fonction dérivée.

Affirmation 5 : les solutions de l'équation (E2)(\mathrm{E}_2) sont des fonctions convexes sur R\mathbb{R}.

Exercice 3 — Un rectangle sous une courbe (4 points)

On considère la fonction ff définie sur ]0 ;8]]0\,;8] par

f(x)=10ln⁡(−x2+7x+9)x,f(x) = \dfrac{10\ln\left(-x^2 + 7x + 9\right)}{x},

et on note CfC_f sa représentation graphique dans un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath}\right).

Partie A

1. Résoudre dans R\mathbb{R} l'inéquation −x2+7x+8⩾0-x^2 + 7x + 8 \geqslant 0.

2. En déduire que, pour tout x∈ ]0 ;8]x \in \,]0\,;8], on a f(x)⩾0f(x) \geqslant 0.

3. Interpréter graphiquement ce résultat.

Partie B

La courbe CfC_f est représentée ci-dessous sur l'intervalle [3 ;8][3\,;8].

La courbe C_f sur l'intervalle [3 ; 8]

Soit MM le point de CfC_f d'abscisse xx, avec x∈ ]0 ;8]x \in \,]0\,;8]. On appelle NN et PP les projetés orthogonaux du point MM respectivement sur l'axe des abscisses et sur l'axe des ordonnées. Les quatre points O\mathrm{O}, NN, MM et PP forment ainsi un rectangle, dont un sommet est l'origine et le sommet opposé est sur la courbe.

Dans cette partie, on s'intéresse à l'aire A(x)\mathcal{A}(x) du rectangle ONMP\mathrm{O}NMP.

1. Donner les coordonnées des points NN et PP en fonction de xx.

2. Montrer que, pour tout xx appartenant à l'intervalle ]0 ;8]]0\,;8],

A(x)=10ln⁡(−x2+7x+9).\mathcal{A}(x) = 10\ln\left(-x^2 + 7x + 9\right).

3. Existe-t-il une position du point MM pour laquelle l'aire du rectangle ONMP\mathrm{O}NMP est maximale ? Si oui, déterminer cette position.

Partie C

On considère un réel strictement positif kk. On souhaite déterminer la plus petite valeur de xx, approchée au dixième et appartenant à [3,5 ;8][3{,}5\,;8], pour laquelle l'aire A(x)\mathcal{A}(x) devient inférieure ou égale à kk. On considère pour cela l'algorithme ci-dessous ; on rappelle qu'en langage Python, ln⁡(x)\ln(x) s'écrit log(x).

from math import *
 
def A(x):
    return 10*log(-1*x**2 + 7*x + 9)
 
def pluspetitevaleur(k):
    x = 3.5
    while A(x) ..........:
        x = x + 0.1
    return ...........

1. Recopier et compléter les lignes de la boucle while et du return.

2. Quel nombre renvoie alors l'instruction pluspetitevaleur(30) ?

3. Que se passe-t-il lorsque k=35k = 35 ? Justifier.

Exercice 4 — Le point équidistant de quatre points (5 points)

L'espace est rapporté à un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(\mathrm{O}\,;\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right). On considère les points

A(4 ;−1 ;3),B(−1 ;1 ;−2),C(0 ;4 ;5),D(−3 ;−4 ;6).\mathrm{A}(4\,;-1\,;3), \qquad \mathrm{B}(-1\,;1\,;-2), \qquad \mathrm{C}(0\,;4\,;5), \qquad \mathrm{D}(-3\,;-4\,;6).

1. a. Vérifier que les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B} et C\mathrm{C} ne sont pas alignés.

On admet qu'une équation cartésienne du plan (ABC)(\mathrm{ABC}) est 29x+30y−17z=3529x + 30y - 17z = 35.

b. Les points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} et D\mathrm{D} sont-ils coplanaires ? Justifier.

On admet que, lorsque quatre points ne sont pas coplanaires, il existe un unique point situé à égale distance de ces quatre points. L'objectif de l'exercice est de déterminer le point H\mathrm{H} situé à égale distance des quatre points A\mathrm{A}, B\mathrm{B}, C\mathrm{C} et D\mathrm{D}.

On définit le plan médiateur d'un segment comme le plan passant par le milieu de ce segment et orthogonal à la droite qui porte ce segment. C'est l'ensemble des points équidistants des extrémités du segment.

2. Soit P1P_1 le plan médiateur du segment [AB][\mathrm{AB}].

a. Déterminer les coordonnées du milieu du segment [AB][\mathrm{AB}].

b. En déduire qu'une équation cartésienne de P1P_1 est 5x−2y+5z=105x - 2y + 5z = 10.

3. On note P2P_2 le plan médiateur du segment [CD][\mathrm{CD}].

a. Soit M(x ;y ;z)\mathrm{M}(x\,;y\,;z) un point du plan P2P_2. Exprimer MC2\mathrm{MC}^2 et MD2\mathrm{MD}^2 en fonction des coordonnées de M\mathrm{M}, puis en déduire qu'une équation cartésienne du plan P2P_2 est −3x−8y+z=10-3x - 8y + z = 10.

b. Justifier que les plans P1P_1 et P2P_2 sont sécants.

4. Soit Δ\Delta la droite de représentation paramétrique

{x=−2−1,9 ty=tz=4+2,3 tt∈R.\begin{cases} x = -2 - 1{,}9\,t \\ y = t \\ z = 4 + 2{,}3\,t \end{cases} \qquad t \in \mathbb{R}.

Démontrer que Δ\Delta est la droite d'intersection de P1P_1 et P2P_2.

On note P3P_3 le plan médiateur du segment [AC][\mathrm{AC}], et on admet qu'une équation cartésienne de P3P_3 est 8x−10y−4z=−158x - 10y - 4z = -15.

5. Démontrer que la droite Δ\Delta et le plan P3P_3 sont sécants.

6. Justifier que le point d'intersection de Δ\Delta et de P3P_3 est le point H\mathrm{H}.

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Sujet officiel du baccalauréat. Transcription LaTeX APMEP (apmep.fr), sous licence CC BY-SA. Corrigé rédigé pour ce site.