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Baccalauréat — Amérique du Nord J1 — 2025 — Mathématiques

Bac Maths 2025 — Amérique du Nord — Sujet 1

Sujet

Sujet officiel du baccalauréat général, épreuve d'enseignement de spécialité mathématiques, session d'Amérique du Nord (sujet 1, jour 1), 21 mai 2025. Durée 4 heures, calculatrice autorisée. 4 exercices indépendants, 20 points au total.

Exercice 1 — Probabilités conditionnelles et loi binomiale (6 points)

Les connexions à distance des employés d'une entreprise transitent au hasard par l'un de trois serveurs A, B ou C : 25 % des connexions passent par A, 15 % par B, le reste (60 %) par C. Une connexion est dite stable si l'utilisateur ne subit aucune déconnexion après identification. L'équipe de maintenance a observé que, en fonctionnement normal, 90 % des connexions via A sont stables, 80 % de celles via B, et 85 % de celles via C.

Les parties A et B sont indépendantes.

Partie A

On choisit une connexion au hasard. On note AA, BB, CC les événements « la connexion transite par le serveur A / B / C » et SS l'événement « la connexion est stable », d'événement contraire S‾\overline S.

  1. Représenter un arbre pondéré modélisant la situation.
  2. Montrer que la probabilité que la connexion soit stable et passe par le serveur B vaut 0,120{,}12.
  3. Calculer P(C∩S‾)P\left(C\cap\overline S\right) et interpréter ce résultat dans le contexte de l'exercice.
  4. Montrer que P(S)=0,855P(S)=0{,}855.
  5. Sachant que la connexion est stable, calculer la probabilité qu'elle ait transité par le serveur B (arrondir au millième).

Partie B

D'après la partie A, la probabilité qu'une connexion soit instable vaut 0,1450{,}145.

  1. On observe un échantillon de 50 connexions, assimilé à un tirage avec remise. Soit XX le nombre de connexions instables dans cet échantillon. a. Justifier que XX suit une loi binomiale et donner ses paramètres. b. Donner P(X⩽8)P(X\leqslant8), arrondie au millième.
  2. On considère maintenant un échantillon de nn connexions (nn entier naturel non nul), XnX_n le nombre de connexions instables, qui suit la loi binomiale B(n ;0,145)\mathcal B(n\,;0{,}145). a. Exprimer en fonction de nn la probabilité pnp_n qu'au moins une connexion de l'échantillon soit instable. b. Déterminer la plus petite valeur de nn telle que pn⩾0,99p_n\geqslant0{,}99.
  3. Soit Fn=XnnF_n=\dfrac{X_n}n la fréquence de connexions instables dans un échantillon de taille nn. a. Calculer E(Fn)E(F_n). On admet que V(Fn)=0,123975nV(F_n)=\dfrac{0{,}123975}n. b. Vérifier que P(∣Fn−0,145∣⩾0,1)⩽12,5nP\left(|F_n-0{,}145|\geqslant0{,}1\right)\leqslant\dfrac{12{,}5}n. c. Un responsable observe un échantillon de 1000 connexions avec F1000=0,3F_{1000}=0{,}3 et soupçonne un dysfonctionnement des serveurs. A-t-il raison ?

Exercice 2 — Suite définie par récurrence (5 points)

On considère la suite (un)(u_n) définie par u0=2u_0=2 et, pour tout entier naturel nn, un+1=2un+1un+2u_{n+1}=\dfrac{2u_n+1}{u_n+2} (on admet qu'elle est bien définie).

  1. Calculer u1u_1.
  2. On pose, pour tout entier naturel nn, an=unun−1a_n=\dfrac{u_n}{u_n-1} (on admet que cette suite est bien définie). a. Calculer a0a_0 et a1a_1. b. Montrer que, pour tout entier naturel nn, an+1=3an−1a_{n+1}=3a_n-1. c. Démontrer par récurrence que, pour tout entier n⩾1n\geqslant1, an⩾3n−1a_n\geqslant3n-1. d. En déduire la limite de la suite (an)(a_n).
  3. a. Montrer que, pour tout entier naturel nn, un=anan−1u_n=\dfrac{a_n}{a_n-1}. b. En déduire la limite de la suite (un)(u_n).
  4. On admet que (un)(u_n) est décroissante. On considère la fonction Python suivante :
def algo(p):
    u = 2
    n = 0
    while u - 1 > p:
        u = (2 * u + 1) / (u + 2)
        n = n + 1
    return (n, u)

a. Interpréter, dans le contexte de l'exercice, les valeurs n et u renvoyées par l'appel algo(p). b. Donner, sans justifier, la valeur de n renvoyée par algo(0.001).

Exercice 3 — Vrai/Faux, géométrie dans l'espace (4 points)

L'espace est muni d'un repère orthonormé (O ;ı⃗,ȷ⃗,k⃗)(O\,;\vec\imath,\vec\jmath,\vec k). On considère la droite (d)(d) de représentation paramétrique {x=3−2ty=−1z=2−6t\begin{cases}x=3-2t\\y=-1\\z=2-6t\end{cases}, t∈Rt\in\mathbb R, les points A(3 ;−3 ;−2)A(3\,;-3\,;-2) et B(5 ;−4 ;−1)B(5\,;-4\,;-1), le point CC de (d)(d) d'abscisse 2, et HH le projeté orthogonal de BB sur le plan P\mathscr P d'équation x+3z−7=0x+3z-7=0.

Pour chacune des affirmations suivantes, dire si elle est vraie ou fausse, en justifiant (une affirmation non justifiée ne rapporte aucun point).

Affirmation 1. La droite (d)(d) et l'axe des ordonnées ne sont pas coplanaires.

Affirmation 2. Le plan passant par AA et orthogonal à (d)(d) a pour équation cartésienne x+3z+3=0x+3z+3=0.

Affirmation 3. Une mesure en radian de l'angle géométrique BAC^\widehat{BAC} est π6\dfrac\pi6.

Affirmation 4. BH=102BH=\dfrac{\sqrt{10}}2.

Exercice 4 — Fonction exponentielle et équation différentielle (5 points)

La partie C est indépendante des parties A et B.

Partie A

On donne, dans un repère orthogonal, les courbes C1\mathscr C_1 et C2\mathscr C_2 de deux fonctions dérivables sur R\mathbb R, l'une étant la fonction dérivée de l'autre (notées gg et g′g'). C1\mathscr C_1 coupe l'axe des ordonnées en (0 ;1)(0\,;1) ; C2\mathscr C_2 coupe l'axe des ordonnées en (0 ;2)(0\,;2) et l'axe des abscisses en (−2 ;0)(-2\,;0) et (1 ;0)(1\,;0). Lecture graphique : C1\mathscr C_1 décroît puis croît puis décroît, avec un minimum local vers x=−2x=-2 et un maximum local vers x=1x=1 ; C2\mathscr C_2 est négative avant −2-2 et après 11, positive entre les deux.

  1. En justifiant à partir des variations lues sur les courbes, associer gg et g′g' à C1\mathscr C_1 et C2\mathscr C_2.
  2. Justifier que la tangente à la courbe de gg au point d'abscisse 0 a pour équation y=2x+1y=2x+1.

Partie B

On considère l'équation différentielle (E) : y+y′=(2x+3)e−x(E)\,:\ y+y'=(2x+3)e^{-x}.

  1. Montrer que f0(x)=(x2+3x)e−xf_0(x)=(x^2+3x)e^{-x} est une solution particulière de (E)(E).
  2. Résoudre (E0) : y+y′=0(E_0)\,:\ y+y'=0.
  3. Donner l'ensemble des solutions de (E)(E).
  4. On admet que gg (partie A) est solution de (E)(E). En déduire son expression.
  5. Déterminer les solutions de (E)(E) dont la courbe admet exactement deux points d'inflexion.

Partie C

Soit f(x)=(x2+3x+2)e−xf(x)=(x^2+3x+2)e^{-x} définie sur R\mathbb R.

  1. Montrer que lim⁡x→+∞f(x)=0\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=0 (on admet que lim⁡x→−∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to-\infty}f(x)=+\infty).
  2. a. Vérifier que f′(x)=(−x2−x+1)e−xf'(x)=(-x^2-x+1)e^{-x}. b. Étudier le signe de f′f' et en déduire les variations de ff.
  3. Justifier que ff est positive sur [0 ;+∞[[0\,;+\infty[.
  4. On admet que F(x)=(−x2−5x−7)e−xF(x)=(-x^2-5x-7)e^{-x} est une primitive de ff. Pour α⩾0\alpha\geqslant0, déterminer l'aire A(α)\mathscr A(\alpha) (en unités d'aire) du domaine délimité par l'axe des abscisses, la courbe de ff, et les droites d'équations x=0x=0 et x=αx=\alpha.

Corrigé